Le Parlement adopte définitivement le projet de loi santé
Le Parlement a définitivement adopté mardi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la santé d'Agnès Buzyn qui met fin...

Le Parlement adopte définitivement le projet de loi santé

Le Parlement a définitivement adopté mardi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la santé d'Agnès Buzyn qui met fin...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parlement a définitivement adopté mardi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la santé d'Agnès Buzyn qui met fin au décrié "numerus clausus" pour les étudiants en médecine.

Les sénateurs ont largement adopté le texte à main levée, la ministre se félicitant à l'issue du vote de la "qualité du texte final" et promettant de mettre "une énergie folle à (le) déployer sur les territoires".

Traduisant une partie des mesures du plan "Ma Santé 2022" présenté en septembre par Emmanuel Macron, le texte prévoit, outre la suppression du "numerus clausus" dès 2020, la labellisation de 500 à 600 "hôpitaux de proximité", une régularisation de médecins étrangers, un accès élargi aux données de santé ou encore la création d'un espace numérique de santé.

La ministre a vanté une loi qui permettra "avec les autres volets du plan +Ma Santé 2022+ de nous armer face aux nombreux défis auxquels nous devons faire face et de garantir une offre de soins et de qualité pour tous", soulignant que les attentes sur le territoire "sont très fortes".

Le rapporteur Alain Milon (LR) avait dit juste avant sa "profonde satisfaction" de l'accord députés-sénateurs sur ce texte qui n'est toutefois "pas parfait", notamment avec un renvoi "bien trop large aux décrets et aux ordonnances".

Mais, a-t-il estimé, "à l'heure où la demande d'accès aux soins se fait de plus en plus urgente dans nos territoires et où nous pouvons tous constater la souffrance des personnels hospitaliers, il aurait été dramatique de ne pas nous accorder".

Malgré des réserves, René-Paul Savary (LR) a indiqué dans la foulée que le groupe de droite voterait en "majorité" favorablement. Le texte a également eu le soutien de Michel Amiel (LREM), Daniel Chasseing (Indépendants), de la centriste Elisabeth Doineau et de Véronique Guillotin (RDSE, à majorité radicale).

Laurence Cohen (CRCE, à majorité communiste) a, elle, dit rester persuadée que le projet de loi "ne va absolument pas régler les problèmes" du secteur, reprochant au gouvernement de ne pas entendre "la colère des professionnels", alors que "205 services des urgences sur 524 sont en grève".

Yves Daudigny (PS) a, lui, salué un "sillon supplémentaire creusé" dans la lutte contre les déserts médicaux, mais évoqué "des points d'opposition" et "des regrets", indiquant que son groupe s'abstenait.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le