Le RN, hostile à la PMA pour toutes, réclame un référendum
L'eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella a rappelé mercredi que son parti était opposé à la PMA pour toutes au nom...

Le RN, hostile à la PMA pour toutes, réclame un référendum

L'eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella a rappelé mercredi que son parti était opposé à la PMA pour toutes au nom...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella a rappelé mercredi que son parti était opposé à la PMA pour toutes au nom du "droit de l'enfant à avoir à la fois un père et une mère" et a réclamé un référendum sur le sujet.

"Nous serons évidemment opposés à la PMA et à la GPA", a souligné sur LCI M. Bardella, car "tout ce qui est technologiquement possible n'est pas toujours humainement souhaitable et parfois pour qu'une société fonctionne, il faut savoir poser des limites".

Selon lui, "il y a pas de droit à l'enfant, mais il y a un droit de l'enfant et le premier de ses droits, c'est d'avoir à la fois un père et une mère".

"L'intérêt de l'enfant lorsque l'enfant grandit, c'est de connaître à la fois son père et sa mère et la PMA remettrait en cause ce droit", assure-t-il.

Autre argument de l'eurodéputé: "Est-ce qu'on élargit à tous et toutes, sachant que cela ouvrirait la porte derrière mécaniquement à la gestation pour autrui" car "les juges nous expliqueront qu'il y a une discrimination entre les couples homosexuels femmes et hommes".

Un référendum s'impose selon lui. "Des questions aussi essentielles que la PMA et la GPA doivent être soumises à référendum parce que ça permettrait le débat et je pense que c'est la manière la plus juste de considérer si oui ou non, les Français estiment que c'est une avancée ou non", argumente-t-il.

"A titre personnel, je n’y suis pas opposé", a annoncé pour sa part le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, sur le site du Figaro, tout en précisant "qu'il ne s’agit pas d’un combat fondamental".

Adversaire résolu du mariage homosexuel, M. Le Pen se félicite d’une décision en faveur de la natalité. "Je suis pour les enfants. Je préfère la méthode traditionnelle. Mais après tout… Je préfère un enfant sans père que pas d'enfant du tout", insiste-t-il.

"Nous devons nous défendre contre l’invasion migratoire, qui tient avant tout à une différence de dynamique démographique considérable entre le continent boréal et le reste du monde", argumente-t-il.

La première grande réforme sociétale du quinquennat Macron, l'extension de la PMA à toutes les femmes, est présentée en Conseil des ministres mercredi avant son examen à l'Assemblée à la rentrée.

L'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires est la mesure phare du projet de loi de bioéthique, destiné à réviser la loi de 2011.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le