LREM : une permanence taguée à Paris, une autre murée à Toulouse
Après la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guerini taguée dans la nuit de mercredi à jeudi, celle de la députée...

LREM : une permanence taguée à Paris, une autre murée à Toulouse

Après la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guerini taguée dans la nuit de mercredi à jeudi, celle de la députée...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Après la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guerini taguée dans la nuit de mercredi à jeudi, celle de la députée LREM de Haute-Garonne Corinne Vignon à Toulouse a été murée par des agriculteurs jeudi soir, a constaté l'AFP.

"Il y a eu deux tags sur les vitrines: +la police tue+ et +non au Ceta+", traité controversé de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) qui a été ratifié à l'Assemblée, a précisé à l'AFP l'entourage de M. Guerini, également député de la troisième circonscription de Paris.

Stanislas Guerini a déploré, dans un tweet, ces tags sur sa permanence dans le 17e arrondissement de la capitale qui "s'ajoutent à une série trop longue de lieux de démocratie endommagés".

A Toulouse jeudi soir, peu avant minuit, une dizaine de parpaings ont été posés les uns sur les autres, condamnant la porte d'entrée à la permanence de Corinne Vignon.

"C'est une opération symbolique, on ne casse rien. On est juste venu lui dire que si elle est sourde à nos appels, on ne voit pas l'intérêt à ce qu'elle continue à être députée", a affirmé à l'AFP Christian Mazas, président de la FDSEA 31.

La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles avait convié lundi les dix députés de Haute-Garonne pour une discussion autour du traité controversé de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) récemment ratifié à l'Assemblée nationale.

"Mais aucun n'est venu, alors à notre tour d'aller vers eux", lance M. Mazas.

"Cette députée, comme d'autres, a voté pour le Ceta, alors qu'il y a quelques mois, lors des états généraux de l'alimentation (la loi Egalim, ndlr), ce sont les mêmes qui ont voté pour que la France élève son niveau de production, et que les agriculteurs français aient des normes à respecter plus exigeantes que dans d'autres pays", déplore-t-il.

Cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des "gilets jaunes" cet hiver, les parlementaires sont de nouveau visés depuis plusieurs jours, en particulier les députés LREM ayant voté le 23 juillet en faveur de la ratification du Ceta.

Une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti ont été murés, tagués ou vandalisés ces derniers jours, suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique.

La permanence de Rémy Rebeyrotte (Saône-et-Loire) avait été prise pour cible dès le lendemain du scrutin avec du fumier.

Dans le Val-d'Oise, trois permanences de députés LREM ont été taguées en 24 heures. Celles de Guillaume Vuilletet, à Méry-sur-Oise, a été vandalisée dans la nuit de mardi à mercredi, tout comme celle de Cécile Rilhac, à Herblay-sur-Seine. "CETA vomir", "LREMERDE" ou encore "ACAB" ("All cops are bastards") ont été bombés à la peinture noire sur la façade des bâtiments.

Mercredi après-midi, ce sont les locaux de Fiona Lazaar, à Argenteuil, qui ont été pris pour cible avec des slogans du même type.

Le patron de LREM avait adressé samedi son soutien à Romain Grau, député LREM des Pyrénées-Orientales, dont la permanence a Perpignan avait été saccagée en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" ainsi qu'à ses collègues Jean-Baptiste Moreau à Guéret (Creuse) et encore Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône). Il avait alors dénoncé dans un tweet des "actes de vandalisme intolérables".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le