Lycées: les incitations à manifester sont « une incitation à courir un danger grave »
Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a mis en garde mercredi soir contre les incitations à manifester à destination...

Lycées: les incitations à manifester sont « une incitation à courir un danger grave »

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a mis en garde mercredi soir contre les incitations à manifester à destination...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a mis en garde mercredi soir contre les incitations à manifester à destination des lycéens, affirmant qu'elles sont "une incitation à courir un danger grave".

Le ministre défendait au Sénat le budget de l'Enseignement scolaire lorsqu'il a été interpellé par la sénatrice Céline Brulin (CRCE à majorité communiste) sur le mouvement de contestation dans les lycées.

"Il serait bon d'accorder à cette mobilisation toute l'attention qu'elle mérite", a notamment déclaré la sénatrice, soulignant que "plusieurs syndicats d'enseignants rejoignent désormais les mobilisations".

"Les circonstances actuelles dans notre pays font que la violence est en train d'envahir les débats et de faire en sorte que nos lycéens soient mêlés à des contextes dangereux", a réagi M. Blanquer.

"Toutes les incitations à manifester, et malheureusement Mme la sénatrice vous l'avez un peu fait, toutes les incitations à manifester sont en réalité une incitation à courir un danger grave, vu les circonstances auxquelles nous avons assisté ces derniers jours", a affirmé le ministre.

"Je le dis avec une certaine solennité, parce que les prochains jours sont en effet inquiétants".

"Le message de raison, le message de sagesse que nous devons avoir vis-à-vis des lycéens ce soir, c'est celui bien entendu de pouvoir débattre sans aucune violence et surtout de les soumettre à aucun danger", a-t-il encore déclaré.

Des dizaines de lycées ont été perturbés mercredi dans la foulée des "gilets jaunes", au troisième jour d'un mouvement de contestation contre les réformes dans l'éducation qui a fait un blessé grave avant un appel à la "mobilisation générale" jeudi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget 2027 : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement
6min

Politique

« Une récession n’est pas à exclure » : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement

Dans son rapport sur les grands équilibres du budget 2027, la sénatrice Christine Lavarde (LR) se montre extrêmement critique sur la stratégie budgétaire du gouvernement. Le redressement budgétaire est « à l’arrêt », selon elle, est repose trop sur les prélèvements obligatoires, plutôt que sur les économies. Le scénario macroéconomique est par ailleurs « trop optimiste » à ses yeux, ce qui ouvre la porte à une « nouvelle désillusion ».

Le

Gerard Larcher re-elected President of the Senate
3min

Politique

Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre : doublé par le gouvernement, le groupe RN « ne se laissera pas déstabiliser par les mesquineries d’un exécutif crépusculaire »

Mardi soir en conférence des présidents du Sénat, le gouvernement a réservé une surprise au nouveau groupe RN-UDR en décidant d’inscrire, le 19 novembre, dans son temps réservé, l’examen de la proposition de loi visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Un texte que le groupe présidé par Edwige Diaz avait pourtant inscrit dans sa niche parlementaire prévue le 10 décembre. La sénatrice dénonce le « sectarisme » et les « calculs politiciens » du gouvernement.

Le

Lycées: les incitations à manifester sont « une incitation à courir un danger grave »
3min

Politique

Hausse de TVA sur les abonnements de Canal+ : la ministre de la Culture « vigilante sur les conséquences de cette évolution » pour le financement du cinéma français

Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.

Le