Emmanuel Macron a appelé les Français à se "réconcilier" après les "moments difficiles" des derniers mois, et fustigé "l'esprit de résignation et les petits abandons", lors de la commémoration des 75 ans de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var).
"Notre pays parfois se divise et nous avons vécu ces derniers mois des moments difficiles de division, parfois de violence, dont il nous faut savoir sortir. Il y a parfois des bonnes raisons d’être en désaccord et il faut les respecter, il y en a d'autres que l'on peut contester, il faut savoir toutefois les entendre", a déclaré le président de la République.
"Mais il ne faut jamais oublier que quels que soient les désaccords, aux grands moments de notre histoire nous avons su nous réconcilier pour avancer", a-t-il ajouté louant à plusieurs reprises "l'héroïsme" des résistants et des soldats qui ont participé à la Libération.
"Je crois très profondément que ce que notre pays, notre continent sans doute, et le monde occidental traverse aujourd'hui, est une crise profonde de doute, (...) mais réside aussi parfois dans l'oubli du courage, dans l'esprit de résignation, dans les petits abandons", a poursuivi le chef de l'exécutif.
"Ce qui porte notre pays ce sont ces siècles de bravoure, c'est cette force d'âme, c'est cet esprit de résistance. C'est ce fait qu'il n'y a rien en France au dessus de la liberté et de la dignité de chacun, cet amour de la France, c'est ce qui doit nous réconcilier", a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron, qui a passé ses congés au Fort de Brégançon, dans la commune de Bormes-les-Mimosas, s'exprimait devant son maire, des élus locaux, d'anciens combattants et quelques 200 à 300 invités.
Il a profité de son discours pour tisser des liens entre "l'héroïsme" du passé et "les héros d'aujourd'hui", citant les "élus de la République, membres de la sécurité civile, policiers, gendarmes, militaires, soignants".
Brigitte et Emmanuel Macron avec le maire de Bormes-les-Mimosas, Francois Arizzi (G) et des gendarmes après la cérémonie à l'occasion du 75e anniversaire de la libération de la ville, le 17 août 2019
POOL/AFP
Le président, qui avait déjà assisté à ce rendez-vous à Bormes-les-Mimosas l'an dernier et a promis de renouveler sa visite, a enchaîné sur un bain de foule, bronzé et tout sourire, en bras de chemise. Son épouse, le bras en écharpe, l'accompagnait.
Quelque 500 personnes se pressaient sur la place principale de Bormes, et le président a enchaîné, dans une ambiance bon enfant, des dizaines de poignées de mains et de selfies.
"Il peut y avoir dans une société des divergences et des débats, il en faut, et il faut savoir les faire vivre. Mais il faut savoir aussi ce qui nous tient, d'où nous venons, ce qui nous lie et ce qui nous permet aussi d'embrasser l'avenir", a commenté M. Macron à l'AFP, lors de ce bain de foule.
"L'héroïsme est encore là dans la société, nous avons cette force d'âme il nous faut maintenant la révéler", a-t-il poursuivi.
Depuis le début de ses vacances le 25 juillet, Emmanuel Macron n'était sorti que pour un court bain de foule à Bormes, pour la cérémonie des Débarquement en Provence et un dîner dans une pizzeria.
Lundi marquera sa véritable rentrée politique et diplomatique avec une rencontre avec Vladimir Poutine à Brégançon, cruciale avant le G7 du week-end prochain. Le président rentrera à Paris mardi, et devrait recevoir dans la semaine le Premier ministre britannique Boris Johnson pour parler du Brexit.
Mercredi, il assistera au conseil des ministres de rentrée, où il devrait exhorter son gouvernement à tenir le cap de ses réformes, dont les deux dossiers phare de l'automne, la loi sur l'extension de la PMA à toutes les femmes et les retraites.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.
Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».