Méditerranée: Macron donne rendez-vous « dans six mois » aux chefs d’Etat
Emmanuel Macron a souhaité lundi lors du "sommet des deux rives" de la Méditerranée que chefs d'Etat et de gouvernement du...

Méditerranée: Macron donne rendez-vous « dans six mois » aux chefs d’Etat

Emmanuel Macron a souhaité lundi lors du "sommet des deux rives" de la Méditerranée que chefs d'Etat et de gouvernement du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a souhaité lundi lors du "sommet des deux rives" de la Méditerranée que chefs d'Etat et de gouvernement du pourtour méditerranéen se réunissent "dans six mois", pour faire avancer des projets communs afin de "permettre au Maghreb de revivre" politiquement.

Devant ministres et représentants de la société civile de 10 pays de la Méditerranée occidentale, le chef de l'Etat a dépeint en clôture du sommet --"un drôle de sommet" étant donné le contexte géopolitique-- une Méditerranée "en train d'être fracassée" par "le symptôme migratoire" et la "lame de fond de l'islam politique" et des "populistes". Il a également mentionné la "crise politique en Algérie et Libye".

Evoquant les projets de coopération étudiés lors de ce sommet, qu'il faut maintenant "financer concrètement" pour "avoir des résultats", il a donné "rendez-vous dans six mois, pour aller plus loin", et "cette fois-ci se réunir entre chefs d'Etat et de gouvernement".

"On verra où nous en sommes collectivement, mais moi j'y crois très profondément, car quand je regarde les choses, on ne peut pas avoir des pays du Sud de l'Europe qui se replient les uns sur les autres et se mettent à avoir peur de la Méditerranée, on ne peut pas avoir des pays de la rive sud de cette Méditerranée qui ne se parlent presque parfois plus entre eux", a souligné M. Macron.

"Ce sommet est aussi celui qui permettra aujourd'hui au Maghreb de revivre", alors qu'"il n'existe plus politiquement aujourd'hui. C'est notre faute aussi, nous y avons notre part de responsabilité, et il faut avec cela que nous instaurions un nouveau dialogue avec l'Afrique", a-t-il plaidé.

Le "sommet des deux rives" a rassemblé les pays du groupe "5 plus 5": cinq pays d'Afrique du Nord (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) et cinq pays d'Europe occidentale (Portugal, Espagne, France, Italie et Malte), représentés par leur ministre des Affaires étrangères ou un secrétaire d'Etat.

L'idée de cette rencontre avait été lancée par Emmanuel Macron, soucieux de développer "une politique méditerranéenne forte", lors d'une visite à Tunis début 2018. Depuis a été mis en place un groupe de 100 représentants (dont 54 femmes, avec une moyenne d'âge inférieure à 42 ans) de la société civile, qui se sont réunis lors de forums thématiques dont la synthèse a été faite début juin à Tunis.

Une série de projets ont été présentés ou ratifiés lors de ce sommet, allant de la création d'un réseau d'écoles "de la deuxième chance" dans les pays méditerranéens, pour s'attaquer au chômage des jeunes, à la "haute opportunité pour le recrutement de cadres d’excellence en Méditerranée" (HOMERe), pour aider à la mobilité des étudiants de haut niveau pour leurs stages.

Partager cet article

Dans la même thématique

Méditerranée: Macron donne rendez-vous « dans six mois » aux chefs d’Etat
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Méditerranée: Macron donne rendez-vous « dans six mois » aux chefs d’Etat
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Méditerranée: Macron donne rendez-vous « dans six mois » aux chefs d’Etat
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le