Mme Le Pen: Fillon veut « privatiser la Sécu » pour favoriser un proche
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a accusé dimanche François Fillon de vouloir "privatiser" la...

Mme Le Pen: Fillon veut « privatiser la Sécu » pour favoriser un proche

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a accusé dimanche François Fillon de vouloir "privatiser" la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a accusé dimanche François Fillon de vouloir "privatiser" la Sécurité sociale pour offrir "un nouveau marché" à "son ami" Henri de Castries, ex-PDG d'Axa.

"Soit nous sommes dans un système de solidarité nationale, soit comme M. Fillon veut le faire, on privatise totalement la santé. C'est clair. Je ne suis pas très étonnée de ces propositions. Manifestement il veut prendre comme Premier ministre M. de Castries qui est le patron d'Axa, on ne s'étonnera pas qu'il veuille privatiser évidemment la Sécurité sociale, hein, si vous voyez ce que je veux dire", a accusé Marine Le Pen lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

M. de Castries n'est plus PDG d'Axa depuis le 1er septembre, il a été remplacé par Thomas Buberl.

"Ça pose le problème de fond", a poursuivi Marine Le Pen. "Ces gens-là, ils défendent des intérêts catégoriels ? Des intérêts particuliers ? Ils cherchent à ce que leurs amis peut-être aient un nouveau débouché, un nouveau marché ? Moi, ce n'est pas ce que je défends, je défends l'intérêt général des Français, l'intérêt national, l'intérêt supérieur", a-t-elle soutenu.

Mme Le Pen a dit par ailleurs ne voir "aucune différence" entre les propositions de François Fillon et d'Emmanuel Macron, qui a tenu un grand meeting samedi à Paris. "Ah si ! Une différence majeure ! L'un est pour augmenter la CSG, l'autre la TVA. Si c'est ça la différence, c'est dérisoire", a-t-elle raillé.

"Sur tous les sujets de fond, ils sont parfaitement d'accord. Ils s'inscrivent dans l'UE, la soumission aux traités, la politique d'austérité, ils refusent les frontières nationales, le patriotisme économique, la moindre forme de protectionnisme, ils veulent gagner de la compétitivité en effondrant les salaires, ils sont tous les deux pour la suppression de la durée légale du travail (...), pour la destruction d'un système de protection sociale auquel les Français sont extrêmement attachés", a accusé l'eurodéputée.

Pour Mme Le Pen, le livre de François Fillon "Vaincre le totalitarisme islamique" (Ed. Albin Michel) est "totalement vide, je dirais même indigent" dans ses mesures.

Au sujet du candidat des Républicains, discret depuis une semaine, celle qui a passé une année 2016 très en retrait a demandé : "Il a disparu, il est où François Fillon ? Il a eu une émotion ? Il est cloué au sol ? Ça l'a congelé manifestement ? On sait plus où il est. Ça démarre déjà relativement mal", a-t-elle lancé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at National Assembly
3min

Politique

Affaire Lyhanna : perpétuité pour les viols en série, enquêtes plus rapides…  les premières réponses de Sébastien Lecornu

Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants.

Le

Mme Le Pen: Fillon veut « privatiser la Sécu » pour favoriser un proche
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le

marche ok
9min

Politique

Affaire Lyhanna : la recherche de « boucs émissaires » risque d’éclipser les raisons plus « systémiques », mettent en garde les sénateurs

Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, « pense » qu’il y a avant tout « des défaillances » dans cette affaire, les sénateurs de la commission des lois estiment que les raisons sont multiples. Dominique Vérien pointe la faiblesse des consignes du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le manque de moyens est aussi relevé. « Les magistrats travaillent comme des dingues, faudra sortir du déni et de l’aveuglement », alerte la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie.

Le