« On laisse l’Allemagne et la Belgique fermer des centrales nucléaires, c’est un scandale majeur », fustige François-Xavier Bellamy (LR)
Invité de notre matinale, François-Xavier Bellamy est revenu sur la crise énergétique qui secoue actuellement la France et l’Europe. Pour lui, « le vrai sujet », c’est « la production » et donc les investissements dans la filière nucléaire. L’eurodéputé LR fustige ainsi les choix de fermeture de centrales nucléaires en Allemagne et en Belgique, en plein déficit de production européenne.

« On laisse l’Allemagne et la Belgique fermer des centrales nucléaires, c’est un scandale majeur », fustige François-Xavier Bellamy (LR)

Invité de notre matinale, François-Xavier Bellamy est revenu sur la crise énergétique qui secoue actuellement la France et l’Europe. Pour lui, « le vrai sujet », c’est « la production » et donc les investissements dans la filière nucléaire. L’eurodéputé LR fustige ainsi les choix de fermeture de centrales nucléaires en Allemagne et en Belgique, en plein déficit de production européenne.
Louis Mollier-Sabet

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Alors qu’Ursula von der Leyen a annoncé mercredi 14 septembre dernier une « réforme en profondeur » du marché européen de l’électricité, François-Xavier Bellamy doute des politiques européennes en la matière : « Il y a des éléments indispensables dans cette réforme. Il y a des sujets clés comme le découplage entre le prix de l’électricité et le prix du gaz. C’est une réponse urgente et indispensable, mais pas suffisante. On ne sortira pas de la crise énergétique actuelle seulement avec des mesures de marché. » L’eurodéputé LR affirme que « le vrai sujet, c’est la production » : « Il faut parler de la crise énergétique du point de vue de l’industrie : à la fin si vous ne produisez pas assez d’énergie vous allez vers des prix structurellement élevés. »

« On va vers des coupures d’électricité, les prix atteignent des sommets, et on laisse l’Allemagne et la Belgique fermer des centrales »

Ainsi, la solution passe pour François-Xavier Bellamy par de « l’investissement dans le nucléaire », ce qui lui paraît aux antipodes des velléités affichées par la Commission européenne : « La Commission a fragilisé le nucléaire depuis des années. Dans son discours, Ursula von der Leyen ne dit pas un mot du nucléaire. L’Allemagne ferme des centrales, ce qu’il se passe est un scandale majeur. On est tous interconnectés, on va vers des coupures d’électricité, les prix atteignent des sommets et on laisse l’Allemagne et la Belgique fermer des centrales qui aujourd’hui produisent de l’électricité. »

Et en France, ce « scandale majeur » est l’œuvre conjointe, d’après l’eurodéputé LR, de François Hollande et Emmanuel Macron : « La politique d’Emmanuel Macron a prolongé et aggravé la politique de François Hollande. Même la gauche, qui avait encore un peu de sens de la continuité républicaine, n’avait pas osé nommer des ministres antinucléaires à l’énergie, comme Nicolas Hulot, François de Rugy ou Barbara Pompili. Emmanuel Macron est responsable, et coupable, de ce choix stratégique. »

« Aujourd’hui nous sommes devant les conséquences de ces choix faits ces dernières années »

François-Xavier Bellamy dresse un parallèle avec l’alimentation : « L’UE s’est engagée dans une transition écologique qui ne prend jamais en compte la production. C’est vrai sur l’énergie et ce sera vrai demain sur l’agriculture. La stratégie Farm to Fork ferait baisser la production alimentaire en Europe de plus de 10 %, c’est une folie. On ne pourra pas après se plaindre des conséquences de nos choix. »

Et les conséquences, pour l’eurodéputé, c’est la crise énergétique actuelle : « Aujourd’hui nous sommes devant les conséquences de ces choix faits ces dernières années. Les entreprises, les PME, les agriculteurs voient les factures d’électricité exploser. Les particuliers ne le voient pas, parce que ce seront leurs enfants qui le paieront. »

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