Polémique sur le salaire de Chantal Jouanno, organisatrice du grand débat national
La révélation du salaire de Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui est chargée de...

Polémique sur le salaire de Chantal Jouanno, organisatrice du grand débat national

La révélation du salaire de Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui est chargée de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La révélation du salaire de Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui est chargée de l'organisation du "grand débat national", a suscité une polémique, certains "gilets jaunes" et leurs soutiens la prenant à partie.

Son salaire s'élèverait à 14.666 euros bruts mensuels, selon La Lettre A parue lundi, soit un revenu quasi-équivalent à celui du président de la République ou du Premier ministre, qui touchent chacun 15.140 euros bruts par mois.

"C'est le salaire fixé par les autorités pour les présidents de la CNDP, quels qu'ils soient", avait expliqué lundi Chantal Jouanno au micro de franceinfo. "Cela ne dépend pas de moi et ça n'est pas lié au grand débat national".

"Je comprends (que ça puisse choquer) et je pense que c’est important aussi que les gens disent pourquoi ça les choque, en quoi ça pose problème, et à la limite, s’ils veulent faire une proposition pour réviser ce salaire, ils en sont totalement libres", avait ajouté Mme Jouanno en invitant à mettre ce sujet au programme du "grand débat".

"14.500 euros de salaire ferme pour +débattre+, mais ça fait des décennies que je mène des débats, des articles, des meetings, des vidéos, bénévolement; j'imaginais pas que c'était possible ce genre de trucs", s'est indigné l'ancien inspecteur du travail et ex-représentant de l'aile gauche du PS, Gérard Filoche, sur Twitter.

Manuel Bompard, directeur de campagne de La France insoumise, a dénoncé sur BFMTV des "rémunérations excessives quand, dans le même temps, le président de la République n'est pas capable d'annoncer une hausse des salaires".

"J'ai le sentiment que (les Français en colère) vont mal le prendre", a estimé pour sa part la porte-parole de LR Laurence Sailliet sur BFMTV.

Le député et porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s'est dit "choqué" et a jugé "indécent" le salaire de Mme Jouanno. "Quel est le taré chez En Marche qui a accepté un contrat qui lui donne un salaire de ce montant?", a-t-il demandé sur LCI.

Pour son poste en 2018, Chantal Jouanno a reçu 172.425 euros bruts (selon les rapports annexes à la loi de Finances 2019), soit 10% de plus que son prédécesseur.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a pris sa défense mardi. "A un moment donné, il va quand même falloir qu'on reprenne le sens de la mesure. Il y a des joueurs de foot qui gagnent un million d'euros par mois et ça ne choque personne", a-t-il réagi sur Europe 1.

"Si on considère qu'exercer des responsabilités politiques, c'est quelque chose qui ne doit pas être rémunéré ou qui doit être rémunéré simplement au salaire minimum, eh bien ça veut dire qu'on considère qu'il n'y a plus d'échelle de valeurs dans les responsabilités", a estimé le ministre, qui n'est "pas pour que tout le monde gagne pareil partout".

Partager cet article

Dans la même thématique

Polémique sur le salaire de Chantal Jouanno, organisatrice du grand débat national
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le