Pour Philippe, « ce sont les suffrages qui comptent vraiment » et pas « les manifestants »
Le Premier ministre, Édouard Philippe, a considéré mardi que "ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les...

Pour Philippe, « ce sont les suffrages qui comptent vraiment » et pas « les manifestants »

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a considéré mardi que "ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a considéré mardi que "ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages", et non "les manifestants", lors d'un meeting du candidat LREM à la mairie de Metz.

"Dans une démocratie, on ne compte pas les décibels, on ne compte pas les manifestants. On peut, mais ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages", a développé le chef du gouvernement.

C'est la première fois qu'Édouard Philippe, lui-même candidat au Havre, participait à une réunion de soutien d'un candidat aux municipales. L'année dernière, lors de la campagne des Européennes, il s'était rendu dans plusieurs villes de province pour soutenir la liste Renaissance portée par La République en marche.

Le candidat LREM dans le chef-lieu de la Moselle, Richard Lioger, député marcheur après avoir été premier adjoint du maire socialiste de Metz pendant dix ans, est en difficulté, selon une étude d'opinion de l'Ifop réalisée au début du mois. Il recueille 11% d'intentions de vote, derrière le Républicain François Grosidider, le candidat de l'union de la gauche et de la candidate RN.

Il accuse par ailleurs une dissidence de l'ancienne référente de La République en marche de ce département, Béatrice Agamennone, créditée de 3% d'intentions de vote.

Pourtant, cet été, une autre figure locale de la macronie, la MoDem Nathalie Griesbeck, était donnée gagnante dans une autre étude d'opinion - cette ancienne députée européenne a finalement renoncé à se présenter.

"Notre responsabilité, c'est de bien rappeler à ceux qui vont voter les 15 et 22 mars que leur vote est l'élément essentiel du choix démocratique, beaucoup plus que les sondages, que les commentaires, que les éditoriaux, que les chaînes d'information en continu", a encore tonné le Premier ministre.

Dans une pique en creux contre François Grosdidier, favori pour cette élection municipale mais ancien maire pendant seize ans d'une commune de la banlieue de Metz, Woippy, Édouard Philippe a taclé ceux "qui se présentent à tel endroit, parce que c'est plus grand, parce que vous avez une chance de gagner". "On choisit de se présenter à l'élection, d'être maire d'une ville qu'on a dans les tripes", a-t-il encore fait valoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Pour Philippe, « ce sont les suffrages qui comptent vraiment » et pas « les manifestants »
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Pour Philippe, « ce sont les suffrages qui comptent vraiment » et pas « les manifestants »
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le