UE: Peillon critique Valls sur la souveraineté des États
Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, a critiqué mardi les positions de son concurrent Manuel Valls sur l...

UE: Peillon critique Valls sur la souveraineté des États

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, a critiqué mardi les positions de son concurrent Manuel Valls sur l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, a critiqué mardi les positions de son concurrent Manuel Valls sur l'Europe, estimant que vouloir "l'Europe pour avoir davantage de souveraineté des États" revenait à "ne pas vouloir d'Europe intégrée".

"J'ai entendu Manuel Valls déclarer dans un meeting que, pour lui, l'Europe devrait donner davantage de souveraineté aux États. J'avais compris, mais c'est peut-être mon aspect scolaire qui m'est tant reproché, qu'on construisait l'Europe par des transferts de souveraineté", a ironisé M. Peillon à l'antenne de France Inter.

"Quand on commence à dire +je veux l'Europe pour avoir davantage de souveraineté des Etats+ ça veut dire qu'on ne veut pas d'Europe intégrée, ça veut dire qu'on ne veut pas de pilotage de la monnaie commune, ça veut dire qu'on ne veut pas de défense commune", a déploré l'eurodéputé socialiste.

Lundi, l'ancien Premier ministre avait évoqué la question européenne lors d'un déplacement dans l'Aude, en défendant une "Europe souveraine".

"L’Europe, ce n’est pas la fin des nations, de nos nations souveraines. C’est une fédération d’Etats-nations. Ce doit être de la souveraineté en plus pour nos pays !", a-t-il dit devant 300 à 400 personnes.

Cette "Europe souveraine" est une Europe qui "taxe tous les produits qui veulent entrer en Europe sans respecter ces valeurs", "une Europe qui dit où sont ses frontières", "une Europe qui choisit avec qui elle veut commercer dans le monde et qui est capable de dire non lorsque le compte n’y est pas", a-t-il dit, en mentionnant le traité transatlantique Tafta.

L'ancien ministre de l’Éducation nationale a également critiqué les positions de l'ex-ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle sans passer par la primaire.

"L'Europe aujourd’hui n'est pas, comme Macron le dit, la solution à tous nos problèmes", a-t-il estimé, pointant notamment du doigt la directive sur le détachement des travailleurs européens.

"Nous devons agir dans le cadre européen, mais nous ne devons pas raconter aux gens que l'Europe va résoudre tous nos problèmes, elle crée aussi des problèmes", a-t-il poursuivi.

"Vous pensez que la ligne sur la défense de la Pologne, de la France et de l'Italie est la même ? Non, c'est très complexe, on n'a pas les mêmes intérêts et on a du mal à parler d'une voix commune", a-t-il regretté.

"Dans le cadre de la nation, il nous a fallu deux siècles pour être capables de conquérir le suffrage universel, l'assurance maladie, les retraites. Dans le cadre de l'Europe qui est le nouveau grand cadre démocratique, il nous faudra du temps", a-t-il analysé.

"Entre ce refus de parler de l’Europe et cette +eurobéatitude+, il faut tracer un chemin", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

UE: Peillon critique Valls sur la souveraineté des États
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le