Le gouvernement a annoncé lundi que la mise en place des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants fera l’objet d’un sursis dans les agglomérations dont les niveaux de pollution se situent sous les seuils autorisés. Pour le sénateur LR Philippe Tabarot, en pointe sur ce dossier, l’exécutif ne répond pas à l’inquiétude des élus et des automobilistes. Dans une proposition de loi, il entend remettre à plat le calendrier d’application.
Emmanuel Macron est en déplacement à Marseille où il devrait faire de nouvelles annonces pour aider la ville à rattraper le retard qu’elle a pu accumuler dans un certain nombre de secteurs. Auprès de Public Sénat, les sénateurs des Bouches-du-Rhône dressent le bilan des premières mesures déployées depuis septembre 2021 dans le domaine de l’éducation, des transports et de la sécurité.
Interrogé par le sénateur Philippe Tabarot sur les 43 agglomérations qui doivent instaurer une interdiction des véhicules polluants en centre-ville d’ici à 2025, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a souhaité apaiser les tensions. Le gouvernement suivra deux objectifs avec cette loi : « Protéger la santé de nos concitoyens » et rester à l’écoute des élus locaux.
Le rapport du sénateur des Alpes-Maritimes Philippe Tabarot (LR) porte de vives critiques sur la façon dont sont mises en place des zones à faibles émissions, ou ZFE-m, écartant les véhicules trop polluants des centres-villes. Neuf propositions autour de trois axes sont formulées, ce mercredi, par le sénateur pour encourager le gouvernement à revoir sa copie.
La consultation lancée par le Sénat en ligne sur les ZFE a rencontré un vif succès. Si les chiffres recueillis ne préjugeront pas des recommandations, selon le rapporteur Philippe Tabarot (LR), les problématiques mises en avant par les usagers trouveront une résonnance dans les préconisations du mois de juin.