Le premier rapport de l'Inspection générale de la justice (IGJ) dans l’affaire Lyhanna est sorti. Il pointe des carences et des défaillances judiciaires dans le traitement de cette affaire, avec notamment une remise en cause des actions de la Substitute du Procureur et du directeur d’enquête.
Faut-il une loi pour Lyhanna ? Quelle réponse aux failles... juridiques liées à cette affaire ? Faut-il réformer la justice en matière de protection des mineurs victimes de violences sexuelles ?
Selon la sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel, cette affaire traduit une situation structurelle : « L’institution judiciaire entière est interrogée. Et ce que l’on constate, c’est que la parole des enfants n’a pas été entendue avant cette affaire. J’espère qu’elle sera mieux entendue après. C’est structuré de ne pas entendre la parole des enfants et des femmes. »
Le sénateur (RN) du Nord Joshua Hochart pointe une prise de conscience car « depuis des années, il faut mettre des moyens dans la justice". Mais selon lui, "les moyens ont été largement insuffisants".
Le sénateur (RDPI) des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli met en avant l’idée d’une augmentation des moyens financiers dans les formations : « Toute la question de la formation des personnels qui reçoit l’enfant doit être améliorée. Elle a déjà commencé depuis un certain nombre d’années, mais il faut continuer les efforts, y compris pour aider à la libération de la parole des femmes ».