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In this photo illustration photo logo of EDF Company is displayed on a smartphone with stock market in the background on July 01,2025.(Yassine Mahjoub/SIPA)//MAHJOUBYASSINE_BY2F9526/Credit:Yassine Mahjoub/SIPA/2507011739

Le « tarif agent » de l’énergie payé par les salariés d’EDF « représente un coût démesuré », épingle la Cour des comptes

La réduction sur les prix d'électricité et de gaz accordée aux employés d'EDF, « représente un coût démesuré » pour EDF SA, maison mère du groupe, a jugé vendredi la Cour des comptes dans un rapport, estimant qu'il ne pouvait « perdurer en l'état ».
Rédaction Public Sénat

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« L’avantage en nature énergie représente un coût démesuré, soit plus de 700 millions d’euros en 2024 à l’échelle du groupe, obligeant également à la constitution de passifs sociaux au titre de son maintien après l’emploi (3,9 milliards d’euros à fin 2024). Il ne peut perdurer en l’état », jugent les Sages de la rue Cambon dans ce rapport consacré à la gestion des ressources humaines de l’entreprise publique.

Cette composante historique du statut des électriciens et gaziers concerne les salariés mais aussi les retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF (dont Engie, Enedis, GRDF, etc.) et d’autres entreprises, dont des distributeurs locaux d’énergie.

La publication de ce rapport intervient le jour où se réunissent les quatre fédérations syndicales (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) de l’électricité et du gaz, pour fixer les modalités d’une « mobilisation » contre une remise en cause par l’exécutif de cet élément de rémunération.

Le gouvernement réfléchit en effet à rogner ce « tarif agent », indiquant avoir reçu « une mise en demeure de la Cour des comptes » de se « mettre en conformité sur la valorisation de cet écart […] entre ce tarif et la valeur réelle de l’énergie », selon le ministère de l’Energie.

 

Les syndicats vent debout

 

Une « remise en cause », à laquelle les fédérations de l’énergie ont demandé au Premier ministre « de renoncer », dans un courrier adressé cette semaine à Sébastien Lecornu.

« À défaut, nous saurons nous mobiliser, avec l’ensemble des électriciens et gaziers, pour mettre fin à cette attaque de leur contrat social », ont prévenu les quatre fédérations.

La question devrait être tranchée dans un arrêté ministériel.

La Cour recommande de « réduire par étapes l’avantage énergie, en priorité en plafonnant les consommations prises en compte » et de « revaloriser le barème fiscal et social » de cet avantage « sur la base des moyennes annuelles des tarifs réglementés de vente de l’électricité et des tarifs repères du gaz, toutes taxes comprises ».

Dans ce rapport sévère, l’institution recommande également à EDF de « limiter les revalorisations salariales annuelles » et de tenir compte « de la situation et des perspectives économiques et financières de l’entreprise », lourdement endettée et face à un mur d’investissements, sur fond de relance du nucléaire.

Le « tarif agent » consiste en une large remise sur la facture, modulée en fonction de la composition du foyer et du mode de chauffage, et soumise aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).

 

(Avec AFP)

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