« Je pense qu’elles vont dans le bon sens », assure le président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, Marc Fesneau, à propos des annonces faites par le gouvernement en réponse au mouvement lycéen.
Lundi soir, le ministre de l’Education nationale a annoncé l’indexation des bourses sur l’inflation, la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, un prêt à taux réduit de 4 milliards d’euros pour les régions afin de financer la rénovation du bâti scolaire et une réforme de Parcoursup. Les députés débattront d’ailleurs, ce mercredi 28 octobre, de l’avenir de Parcoursup.
La sélection pour éviter un « système darwinien »
« Parcoursup est un outil, il a manifestement des défauts », reconnaît Marc Fesneau. Pour autant, l’ancien ministre de l’Agriculture les précédents systèmes avaient également leurs défauts. Parcoursup avait remplacé APB qui avait mis fin aux inscriptions directement au sein des établissements de l’enseignement supérieur.
« Le vrai débat derrière Parcoursup, c’est sélection ou pas sélection », estime Marc Fesneau qui considère qu’accepter un nombre croissant d’étudiants dans « des filières où il n’y a pas débouché professionnel » revient à mettre en place un système darwinien pour les étudiants. Sans préciser ce que doivent être, selon lui, les modalités de cette sélection, Marc Fesneau répète être favorable à une sélection « y compris pour la fac ».
« Les régions font des choix politiques »
Ce fléchage illustre d’ailleurs, selon Marc Fesneau, la responsabilité limitée du gouvernement et de l’Etat dans le mouvement lycéen. « Les régions font des choix politiques », avance le député du Loir-et-Cher estimant que « manifestement, il y a des endroits où le travail n’a pas été fait ». Si l’entretien et la rénovation des lycées dépendent bien des régions, qui y consacrent 7 milliards par an, ces dernières ne bénéficient pas réellement de recettes propres.
« Les Régions attendent cependant autre chose que des facilités d’endettement. Elles attendent que l’État cesse de réduire leurs moyens », écrit la présidente de Régions de France, Carole Delga, dans un communiqué. Dans le cadre du projet de loi de finances de 2027, de nouveaux efforts budgétaires devraient également être demandés aux régions, à hauteur d’environ un milliard d’euros.