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Invité de la matinale de Public Sénat, le général Dominique Trinquand est revenu sur les dernières évolutions dans le conflit qui oppose l’Iran aux Etats-Unis et les dernières tentatives de négociation entre les belligérants.
Le
Par Henri Clavier
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C’est la cinquième tentative d’attaque contre Donald Trump depuis dix ans et la quatrième depuis le 13 juillet 2024 où Donald Trump avait été touché à l’oreille lors d’un meeting de campagne. Samedi 25 avril, un tireur s’est introduit dans l’hôtel Hilton de Washington où se tenait le dîner annuel de l’association des correspondants de la Maison Blanche. L’assaillant avait loué une chambre dans l’hôtel deux jours avant l’événement. Ce dernier a ensuite forcé le périmètre de sécurité mis en place armé d’un fusil à pompe, d’un pistolet et de plusieurs armes blanches. Selon des médias américains, il s’agit d’un homme de 31 ans, Cole Tomas Allen, originaire de Californie et qui sera présenté à la justice ce lundi 27 avril.
Si le suspect a réussi à s’introduire dans le périmètre de sécurité, il n’a en revanche pas réussi à s’introduire dans la salle de réception et a été blessé puis appréhendé par la sécurité. Les principaux représentants de l’Etat qui assistaient à la cérémonie, parmi lesquels Donald Trump et le Vice-président des Etats-Unis, JD Vance, ont été évacués après les premiers coups de feu.
Dans ce contexte, la question de l’existence ou non de failles dans le dispositif de sécurité revient avec insistance. C’était la première fois que Donald Trump assistait à cet événement annuel. Par ailleurs, c’est devant cet hôtel que Ronald Reagan avait reçu plusieurs balles en 1981 alors qu’il était président des Etats-Unis. Explications avec Romuald Sciora, Chercheur associé à l’IRIS, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis.
Peut-on parler de failles sécuritaires après les événements ayant eu lieu à Washington ce samedi 25 avril ?
Bien évidemment qu’il y a eu des failles majeures dans la sécurité de Donald Trump. C’est aberrant, limite croyable que le tireur ait pu entrer dans l’hôtel avec des armes et quasiment entrer dans la salle où se tenait le gala. Même dans un film la scène aurait paru irréaliste. Ensuite, il y a une erreur qui tient plus au protocole. Dans la salle, tous les personnages clés des Etats-Unis étaient présents. Le fait d’avoir, dans la même salle et à l’occasion d’un événement non officiel, le président et le vice-président, mais également le secrétaire d’Etat qui est quatrième dans l’ordre de succession présidentiel, est une faute grave.
Était-il possible de mieux sécuriser l’événement tout en sachant qu’il se tenait dans un hôtel où l’on pouvait donc circuler librement ?
C’est une erreur monumentale pour le Departement of Homeland Security et le Secret service chargé d’assurer la sécurité des principales personnalités de l’Etat. A n’en pas douter, des têtes vont tomber au sein de ce département. Même si le Department of Homeland security et le Secret service connaissent des difficultés, notamment en termes d’effectif alors que ses financements font l’objet d’un shutdown, il était absolument possible de mieux sécuriser les lieux. Encore une fois, quand on voit la facilité avec laquelle le tireur a passé le barrage de sécurité, les conséquences auraient pu être bien plus graves s’il s’était agi d’une attaque plus organisée et impliquant plusieurs personnes.
On peut voir, dans plusieurs vidéos, que le Vice-président est exfiltré avant Donald Trump lui-même. Faut-il y voir une faille dans la coordination des services de sécurité ?
En ce qui concerne l’action des services de sécurité dans la salle de réception, il semble que tout ait bien fonctionné. Le Vice-président JD Vance a été exfiltré très rapidement par son service de sécurité qui, il faut le rappeler, est distinct de celui du président. A l’inverse, il semble que Donald Trump ait un peu retardé l’intervention du Secret Service pour l’exfiltrer.
Après les tirs, Donald Trump s’est empressé de défendre son projet de construction d’une salle de bal à la Maison Blanche. Cette salle de bal, dont la construction est actuellement suspendue par la justice, aurait-elle été plus indiquée pour organiser ce type d’événement ?
Sur ce point, il n’a peut-être pas tort. Même s’il s’agissait d’un événement privé, cela aurait permis d’en assurer la sécurité, et par ailleurs la Maison Blanche ne dispose pas d’une salle de réception spacieuse. Pour la première puissance mondiale, cela pourrait donc être pertinent.
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