Hearing of  Jerome Nomme and Matthieu Pigasse at the National Assembly
The rapporteur of the National Assembly enquiry committe on the neutrality, operation, and funding of public broadcasting, UDR's MP Charles Alloncle attends a hearing before the Commission d'Enquete sur l'Audiovisuel Public (Public broadcasting inquiry commission) at the National Assembly, in Paris, on February 26, 2026. @tephane Lemouton/SIPA//LEMOUTONSTEPHANE_260226A016/Credit:Stephane Lemouton/SIPA/2602261809

Audiovisuel public : Sébastien Lecornu estime que le rapport de Charles Alloncle « passe à côté de l’essentiel »

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a regretté mardi que le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l'audiovisuel public publié ce mardi, « passe malheureusement à côté de l'essentiel » et constitue « une occasion manquée », défendant néanmoins le besoin de réformes.
Rédaction Public Sénat

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« Le gouvernement prend acte du rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Le Parlement est dans son rôle de contrôle. Mais les polémiques ne font pas une politique publique », a-t-il écrit sur la plateforme X.

 

Dans ce rapport, publié mardi, Charles Alloncle formule 69 recommandations, qui soumettraient en particulier France Télévisions à une cure d’austérité. Il est le fruit de six mois de travaux d’une commission d’enquête parlementaire sous haute tension, marqués par les polémiques.

Sébastien Lecornu a affirmé mardi qu’un travail était déjà engagé depuis l’automne « sur la gestion financière » et que l’exigence de neutralité de l’audiovisuel public reste « totale ».

« Mais disons-le clairement : ce rapport passe malheureusement à côté de l’essentiel. C’est une occasion manquée. Car la seule vraie question est celle de la vision pour l’avenir », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre affirme qu’il est nécessaire de réfléchir à la place de l’audiovisuel public « face aux plateformes mondiales, à la fragmentation des usages, à la désinformation, à la concentration des médias ».

Selon lui, « des réformes seront nécessaires » mais elles doivent « répondre à une vision ». « Ni démantèlement, ni immobilisme. »

« Réduire ce débat à une opposition caricaturale entre refus de toute réforme et une privatisation générale, comme le demandent certains, n’a aucun sens », dit-il, notant que le rapport « ne propose pas de privatisation générale ».

Le rapport est très critiqué par la gauche et les députés du bloc central de la commission d’enquête, qui accusent Charles Alloncle de vouloir affaiblir France Télévisions et Radio France.

De son côté, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, a dénoncé mardi sur X le rapport « à charge » et qui vise un « affaiblissement historique » selon elle.

Dans la foulée du vote pour la publication de ce rapport, il y a une semaine, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a promis qu’il engagerait « la privatisation de l’audiovisuel public » s’il accède au pouvoir.

(Avec AFP)

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