La reprise de la séance au Sénat, ce mardi 13 octobre, a été marquée par un hommage appuyé à François Patriat, le sénateur Renaissance de la Côte-d’Or, président du groupe RDPI, mort le 19 août des suites d’une chute de vélo. Depuis la tribune, en présence d’une partie des membres du gouvernement et de la famille de l’élu, le Premier ministre Sébastien Lecornu a salué « une figure aussi chaleureuse que combative ».
« Tout le monde le connaissait, non pas seulement par ses fonctions de président du groupe RDPI pendant neuf années, mais pour sa bonhomie, cette générosité, ce sourire qui arrivait à chaque fois avant la parole, cette façon de vous prendre le bras en discutant comme s’il vous connaissait depuis toujours », a résumé le chef du gouvernement à propos de l’un des tout premiers soutiens d’Emmanuel Macron.
Un peu plus tôt, Gérard Larcher, le président du Sénat, est revenu face à l’hémicycle sur le parcours du sénateur. Les deux hommes, malgré des affinités politiques différentes, partageaient de nombreux points communs : tous deux vétérinaires de formation et grands chasseurs. « C’était une personnalité un peu hors du commun. On avait tous les deux la même origine vétérinaire, ancrée sur le territoire. François Patriat a toujours été attaché à sa Bourgogne et son terroir. Il était d’abord un élu de proximité. On l’a vu dans l’hommage qui lui a été rendu à Saumur-en-Auxois, dans sa ville natale », explique Gérard Larcher au micro de Public Sénat.
« Il faut le dire, nous avions notre passion commune pour la chasse […] Nous avions partagé quelques très bons moments à l’époque où je présidais le conseil d’administration du domaine de Chambord », sourit le président du Sénat. Il évoque encore « sa fidélité au président de la République ». « On n’avait pas fait le même choix, lui et moi, mais on travaillait bien ensemble », conclut-il.
« Un grand sénateur, un grand député et un grand ministre »
« J’étais très proche de lui », confie Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur. « C’est surtout quelqu’un qui guidait les pas des ministres qui débutaient. Comme c’était mon cas, il était toujours derrière moi. C’est quelqu’un pour qui j’avais beaucoup d’estime. » Roland Lescure, le ministre de l’Economie abonde : « C’était un ami, un grand sénateur, un grand député et un grand ministre ».
« Il a vu très vite les vertus du dépassement, il avait une capacité à parler avec tout le monde », poursuit le locataire de Bercy. « Il m’a beaucoup aidé quand j’ai commencé comme élu, à me former, à me donner des conseils d’ancien. J’ai été très ému, évidemment, lorsqu’il nous a quittés. »