Bruno Retailleau avait d’abord concentré son propos ce lundi sur le règlement « retour », l’accord européen sur la gestion des étrangers en situation irrégulière. Le patron de LR, et candidat à la présidentielle, n’a pas échappé à une question sur l’actualité majeure du moment, celle des causes du meurtre de la jeune Lyhanna.
En première ligne dans cet évènement, Gérald Darmanin a reçu l’appui de son ancien collègue de l’Intérieur, qui lui a laissé le bénéfice du doute. « Si je comprends bien, il y avait eu des circulaires qui avaient été envoyées au parquet, aux procureurs généraux et aux procureurs de chaque ressort. Donc, j’estime que le ministre avait fait son travail », a répondu Bruno Retailleau lors de la conférence de presse organisée au siège de son parti.
« Justice très syndicale »
L’ancien patron de Beauvau a également refusé de demander le départ du garde des Sceaux, option que l’intéressé à lui-même écartée. « Je demande rarement, quasiment jamais, la démission d’un ministre », a insisté le Vendéen.
Bruno Retailleau a, en revanche, mis en cause l’institution judiciaire, comme à son habitude. Il estime que cette affaire met en lumière « un problème systémique » et non un problème de moyens, dénonçant « une forme de laxisme » au sein d’une « justice très syndicale » et « politisée », qu’il entend réformer par référendum.
« Ce n’est pas d’indépendance du parquet dont on a besoin. C’est que les circulaires du ministre soient strictement appliquées dans la discipline », a insisté le candidat. Ce dernier a proposé samedi la création d’une « cour disciplinaire de la magistrature » pour sanctionner les magistrats fautifs. Il porte aussi l’idée d’une « nouvelle politique pénale ».