Défenseur des droits : le Parlement valide la nomination de François-Noël Buffet
Après son audition au Sénat, François-Noël Buffet deviendra le prochain Défenseur des droits. Les parlementaires ont entériné la candidature du sénateur du Rhône à 43 voix contre 39.
Malgré les protestations ce mardi matin dans le Jardin du Luxembourg, la commission des lois du Sénat, après celle de l’Assemblée nationale, a validé la candidature de François-Noël Buffet en tant que Défenseur des droits. Proposé par Emmanuel Macron et soutenu par Gérard Larcher, François-Noël Buffet, sénateur depuis 2004, succède à Claire Hédon pour un mandat de six ans. L’ancien ministre a obtenu 43 voix pour et 39 contre.
Ce mardi matin, plusieurs associations dont AIDES, Act up Paris ou SOS racisme se sont réunies dans le jardin du Luxembourg pour s’opposer à la nomination de François-Noël Buffet. Le collectif d’associations lui reproche notamment son opposition au Mariage pour tous, son soutien au projet de loi immigration de 2024 et son abstention lors du vote sur la constitutionnalisation de l’IVG. Un pedigree jugé incompatible avec les missions du Défenseur des droits qui est chargé de défendre les individus contre les discriminations et abus des pouvoirs publics.
Si la pétition a récolté plus de 150 000 signatures, les parlementaires ont tout de même validé la nomination du sénateur. Conformément à l’article 13 de la Constitution, des parlementaires de la commission compétente peuvent s’opposer à une nomination présidentielle par un vote à la majorité des 3/5e.
L’interruption samedi à Grenoble d’un concert de la DJ Barbara Butch par des manifestants pro-palestiniens et insoumis a conduit à la condamnation unanime des responsables politiques de tous bords y compris des élus de gauche qui appellent à une condamnation claire de cette action de part de la direction nationale de LFI.
Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.
À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.