Gérard Larcher réélu à la présidence du Sénat : « Ça me donne des devoirs »

Dans la foulée de sa réélection à la présidence du Sénat, Gérard Larcher a fixé les lignes de son nouveau mandat. « Le Sénat souhaite aider le pays et être à l’écoute du pays. Il faut que l’exécutif nous entende et surtout respect le Parlement », a-t-il appelé.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

3 min

Publié le

C’est au micro de Public Sénat que Gérard Larcher réélu pour la cinquième fois à tête du Sénat, a donné sa première interview. En rassemblant 218 voix sur sa candidature, Gérard Larcher n’a pas caché son « émotion » de recevoir « une large confiance qui dépasse les deux groupes de la majorité sénatoriale. Ça me donne des devoirs […] vis-à-vis de l’ensemble des groupes du Sénat et de l’ensemble des sénateurs ».

Précisément, Gérard Larcher a rappelé « le rôle particulier » du Sénat dans cette période où le gouvernement n’a pas la majorité absolue à l’Assemblée. « Ici il y a une majorité et une assemblée qui est en capacité de débattre, d’amender, de s’opposer, de dire oui. Cette responsabilité il faut l’assumer pour notre pays en fabriquant mieux la loi en contrôlant l’action du gouvernement ».

Le président du Sénat n’oublie pas non plus que l’institution représente les « 500 000 élus territoriaux qui sont le ciment de notre pays ». Quelques jours après son intervention devant le Congrès des régions ; Gérard Larcher a rappelé sa proposition faite à l’exécutif en faveur d’un nouvel acte de décentralisation. « Le sujet de la décentralisation ce n’est pas simplement pour plaire aux élus, notre pays en a besoin. Notre pays ne pourra pas se redresser sans ses territoires ou contre ses territoires », a-t-il estimé.

Parmi les défis à venir, le président du Sénat a évoqué les crises, migratoire et climatique, la problématique de l’inflation et le politique de santé. « Pour tout ceci, le Sénat souhaite aider le pays et être à l’écoute du pays. Il faut que l’exécutif nous entende et surtout respect le Parlement », a-t-il appelé. Dans un mois, le Sénat se penchera sur l’examen du projet de loi immigration et son article contesté à droite sur la régularisation des sans papiers dans les métiers en tension. « Nous avons plus de 430 000 chômeurs étrangers. A un moment où la question de l’intégration est majeure, occupons-nous déjà de reconduire ces étrangers vers le travail et nous ferons une bonne œuvre pour l’économie et pour l’intégration ».

Gérard Larcher a aussi posé ses lignes rouges sur « l’autonomie » de la Corse évoquée par le chef de l’Etat. « Oui à la différentiation mais dans l’unité de la République », a-t-il insisté. Le président du Sénat va recevoir les deux sénateurs corses, Jean-Jacques Panunzi (LR) et Paul Toussaint Parigi (membre du groupe écologiste) et le président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, la semaine prochaine.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le

Gérard Larcher réélu à la présidence du Sénat : « Ça me donne des devoirs »
5min

Politique

« J’ai bien peur du cauchemar » : Sébastien Lecornu pointe le contre-budget du RN et dénonce l’effort de « 18,4 milliards d’euros en 2031 » demandé aux collectivités

« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.

Le