Deux jours après la victoire des Bleus face au Paraguay à la Coupe du monde, la sénatrice paraguayenne, Celeste Amarilla a violemment attaqué la star de l’équipe de France, le qualifiant « d’abruti » n’ayant « même pas appris à écrire », ou encore de « Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français », qui « au lieu de téter le lait maternel, tétait des noix de coco ».
L’attaquant du Real Madrid, engagé dans la lutte contre le racisme, lui a répondu sur X. « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette Coupe du monde », a-t-il posté.
Emmanuel Macron lui a apporté son soutien. « Un but de plus pour Kylian Mbappé. Contre le racisme cette fois. Tout mon soutien. Quand les mots salissent, nos valeurs répondent : dignité, respect, fraternité », s’est exprimé le chef de l’Etat dans un message publié sur le réseau social X.
De nombreux responsables politiques français ont aussi condamné les propos tenus par cette sénatrice, dont plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal (Renaissance) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Bruno Retailleau (LR) ou encore Raphaël Glucksmann.
Le président de la commission des affaires étrangères du Sénat, Cédric Perrin a, lui, adressé un courrier au président du Sénat de la République du Paraguay, Basilio Gustavo Nunez Giménez lui demandant, « de réaffirmer avec clarté son attachement au respect de la dignité humaine et au rejet de toute expression raciste ou discriminatoire ».
« Nous avons d’excellentes relations avec l’ambassade du Paraguay, après les condamnations des propos de cette sénatrice par le gouvernement et le Président du Paraguay, je trouve qu’il serait aussi souhaitable que le président du Sénat s’exprime car cette sénatrice est une personne isolée, coutumière de ce genre de déclaration qui ne représente pas l’institution. La diplomatie parlementaire, ça compte », appuie Cédric Perrin, qui a rencontré à plusieurs reprises l’attaquant des Bleus.
Celeste Amarilla ne s’est malheureusement pas arrêtée là et exige désormais des « excuses » de la part de Kylian Mbappé. « Rétracte-toi, honore ta citoyenneté française et présente des excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre », a-t-elle menacé.