Narcotrafic : Sébastien Lecornu annonce un projet de loi pour durcir les sanctions du délit de corruption passive

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre est revenu sur l’action du gouvernement en matière de lutte contre le narcotrafic, en rappelant les tests de dépistage de drogues désormais imposés dans les ministères. Il a annoncé, également, un texte de loi visant à durcir les sanctions des agents de l’Etat qui se rendraient coupables de corruption passive.
Rédaction Public Sénat

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Après 51 années de vie politique, dont 37 de parlementaire, Le président du groupe RDPI (Renaissance), François Patriat ne se représentera pas aux prochaines élections sénatoriales. Pour sa dernière question d’actualité au gouvernement, ce fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron, a interrogé le Premier ministre sur la lutte contre le narcotrafic. Pendant toutes ces années, j’ai vu inlassablement grandir le narcotrafic et le chaos qu’il engendrait derrière lui […] Comment entendez-vous adapter la réponse de l’Etat dans toutes ses dimensions, pour y faire face ? », a-t-il demandé.

« L’adversaire, pour reprendre une terminologie militaire, l’adversaire évolue », a d’abord noté Sébastien Lecornu, relevant une « ubérisation importante de ce trafic de drogue », facilité par « de nouvelles technologies, les crypto-monnaies, les messageries cryptées » qui a conduit à une disparition de « 35 à 40 % des points de deal ».

Adoptée à l’unanimité du Sénat, la proposition de loi sur le narcotrafic a permis « une montée en puissance de l’Etat » et « un décloisonnement des ministères », a salué le premier ministre. Sébastien Lecornu a ensuite cité plusieurs mesures pour renforcer l’arsenal législatif et réglementaire, comme la hausse des amendes forfaitaires délictuelles à 500 euros pour consommation de stupéfiants dans le cadre du projet de loi Ripost, actuellement en examen au Parlement. Mais aussi, sa « politique de testing » à destination « des cadres importants au service de l’Etat ».

« Si on l’a fait c’est que malheureusement des cas ont été enregistrés ces derniers mois, je ne l’ai pas fait de manière complètement innocente et je le redis contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là sur les réseaux sociaux, les personnes qui sont testées positives sont écartées de ces emplois », a-t-il assuré.

Enfin, le Premier ministre a estimé que la corruption consistait « un autre fléau « Je vous proposerai un projet de loi très court, un article, qui permettra de venir durcir les sanctions sur les agents de l’Etat s’ils se retrouvent en corruption passive sur les sujets de narcotrafic parce que notre droit, malheureusement, n’est pas complètement complet », a-t-il annoncé, avant de saluer le parcours de François Patriat.

« Votre Wikipédia est bien garnie mais au-delà de cette fiche Wikipédia, tout le monde ici peut reconnaître les qualités humaines du bonhomme toujours traversé par la gentillesse, la bienveillance et une certaine conception de la fraternité républicaine qui fait honneur à la fidélité aux idées que vous portez ».

 

 

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