Natalité : « Il y a six ans, j’ai pu bénéficier d’une stérilisation volontaire » raconte Laura qui a assume ne pas vouloir d’enfants

Bien que la France soit le pays le pays le plus fécond de l’Union européenne, l’année 2025 s’est terminée pour la première fois avec un solde naturel négatif, au point que le Président du Sénat, Gérard Larcher, parle d’un « hiver démographique ». Si les questions de pouvoir d’achat et les difficultés de logement expliquent en partie la baisse de naissance, certaines femmes assument ne pas vouloir d’enfant, comme Laura qui témoigne dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.
Rédaction Public Sénat

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Elle, a choisi la chirurgie pour ne plus avoir d’enfant. Une démarche médicale définitive revendiquée par cette habitante dijonnaise, de 32 ans, qui s’est fait ligaturer les trompes après une longue errance médicale et plusieurs refus. Mais surtout, un choix assumé qui ne relève pas d’une anxiété ou d’un rejet du monde extérieur : « Un jour, un médecin a noté dans mon dossier médical que j’avais un fort désir d’enfant puisque je ne prenais pas de contraception hormonale » avant d’ajouter « Tout comme je sais que je n’ai pas envie de devenir banquière, je n’ai pas non plus envie d’avoir des enfants », assume-t-elle sans ambages.

La maternité, une injonction sociétale ?

Pour cette barmaid de la Côte d’Or, ne pas avoir eu d’enfant dans sa vie ne fait pas d’elle une femme moins accomplie. « Au début de mes démarches, mes proches n’ont pas compris. Mon compagnon de l’époque me traitait de folle parce que je passais mon temps libre à chercher un médecin qui accepterait de me stériliser ». Au fil des années, elle s’est davantage entourée de personnes qui comprenaient son choix et qui la soutenaient dans sa démarche.

La charge de la contraception pèse davantage sur les femmes, les risques aussi

Selon une récente enquête de l’Institut national d’études démographiques, 59,3 % des femmes susceptibles de concevoir utilisent une méthode contraceptive hormonale tels que la pilule, le stérilet, le patch, l’implant ou les contraceptifs injectables. « La plupart des moyens de contraception sont hormonaux […] et à l’époque où je prenais la pilule, je subissais de plein fouet les effets secondaires » confie Laura.

Si les causes sont multiples, pour le sénateur des Yvelines les jeunes seront le plus impactés. « Si l’on est égoïste, il faut faire des enfants » évoque Martin Lévrier. Selon lui, ne pas en faire ne fera que renforcer le problème de financement de notre modèle social.

Anne Souyris, quant à elle sénatrice écologiste de Paris, estime qu’il faut aussi y voir le signe d’une liberté accrue pour les femmes qui peuvent choisir ou non de devenir mère, ainsi qu’une pression moindre sur les ressources de la planète.

L’émission est à retrouver en intégralité ici.

Par Simon Nicolle

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