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A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
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Après avoir repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, Sébastien Lecornu a promis mercredi devant le Sénat « une solution » pour que les artisans boulangers, qu’il recevra jeudi, puissent travailler le 1er-Mai.
« Nous allons trouver une solution négociée, sécurisante et pragmatique », a-t-il affirmé, sans donner plus de détails lors de la séance des questions au gouvernement. « Si on en reste à l’épure de ces deux professions moi ça me va bien. L’essentiel, c’est que ces deux professions qui sont les principales concernées par cette affaire puissent ouvrir tranquillement, pour ceux qui le veulent, le 1er mai pour qu’on sorte de cette impasse », a réagi à la sortie de l’hémicycle, Hervé Marseille, président du groupe centriste du Sénat, qui avait été l’un des premiers signataires du texte.
Quant à la solution soutenue par le président des LR, Bruno Retailleau, visant à continuer le processus parlementaire via l’article 45 de notre Constitution, soit la convocation d’une commission mixte paritaire, demandée conjointement par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, Hervé Marseille s’est montré réservé. « Oui, on peut faire ça, à ceci près que si les deux présidents d’Assemblée peuvent réunir la CMP, les conclusions de la CMP, elles sont à la main du gouvernement. Donc vous réglez le problème de la CMP mais vous ne le réglez pas à la suite. Vous allez me dire que c’est un bras de fer entre le Parlement et le gouvernement. On a peut-être autre chose à faire maintenant que de continuer à s’énerver sur des sujets comme ceux-là », a-t-il estimé avant d’ajouter : « Trouvons une solution, que tout le monde se mette autour de la table.
Hervé Marseille est surtout préoccupé par l’ambiance parlementaire à un an de la présidentielle. « Moi, ce que je regrette, c’est une fois de plus à l’Assemblée nationale, les injonctions, les objurgations notamment de LFI mais aussi de certains de ses alliés. Enfin tout ça est pénible et si comme je l’ai dit au premier ministre tout ça doit durer un an de plus encore ça veut dire pendant un an il ne se passera rien en France ? C’est ça le sujet […] Parce que franchement est ce qu’on a les moyens d’attendre un an sans rien faire ? (..) On voit bien qu’il y a des problèmes de vie chère des problèmes de pouvoir d’achat, il y a des problèmes de toutes sortes. Je suis agacé parce que je pense que les Français les Françaises n’ont pas les moyens de rester dans l’immobilisme et d’assister un spectacle aussi navrant. Je pense que tout ça va mal finir sur le plan électoral », a-t-il conclu.
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