Rapprochement UE/ Canada : « Ce n’est pas aux États-Unis de choisir les orientations géopolitiques des Européens », affirme Benjamin Haddad

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, a réagi aux annonces du discours sur l'état de l'Union européenne et le rapprochement voulu avec le Canada prononcé la veille par Ursula von der Leyen, ainsi que sur les tensions qu'elles suscitent avec Washington.
Rédaction Public Sénat

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Réagissant à la menace de Donald Trump de rompre les échanges commerciaux avec l’Union européenne après l’annonce d’un possible rapprochement institutionnel avec le Canada, Benjamin Haddad a estimé que « ce n’est pas à une puissance étrangère, ce n’est pas aux États-Unis ou à qui que ce soit de choisir les orientations politiques et géopolitiques des Européens ». Le ministre a dit ne pas vouloir « commenter toutes les déclarations du président des États-Unis », mais a exclu toute idée de céder à « cette forme de chantage ».

Un rapprochement avec le Canada, sans forme institutionnelle définie

Sur le fond de la proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, Benjamin Haddad s’est dit favorable à un approfondissement de la relation avec Ottawa, rappelant que le Canada participe déjà à la Coalition des volontaires pour l’Ukraine et a été associé à la dernière Communauté politique européenne. Il a toutefois reconnu qu’un « fossé grand comme l’océan Atlantique » sépare aujourd’hui les deux partenaires, et que le statut de « membre associé » évoqué par la présidente de la Commission n’existe dans aucun texte à ce jour. Il a écarté toute lecture de la démarche comme une manœuvre anti-américaine, plaidant plus largement pour un travail renforcé avec des démocraties partenaires comme le Royaume-Uni, la Norvège ou l’Australie.

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