Palace in the Luxembourg Gardens, Paris, France
La Palais du Luxembourg à Paris, siège du Sénat.

Elections sénatoriales : le dépôt des candidatures est clos, tout savoir en trois questions

Les sénatoriales du 27 septembre se dérouleront selon deux modes de scrutin : majoritaire à deux tours dans les départements qui ne désignent qu’un ou deux sénateurs, au scrutin de liste proportionnel dans les collectivités où trois sièges au moins sont à pourvoir. Explications.
Romain David

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Les dés sont jetés. Les candidats aux élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre avaient jusqu’à 18 heures, ce vendredi 11 septembre, pour déposer leurs candidatures. Les listes de candidats devraient être publiées dans les prochains jours par les préfectures. Le Sénat est renouvelé de moitié tous les trois ans, cette année ce sont les circonscriptions de la série 2 qui sont concernées, soit 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger. Au total 178 sièges sont à pourvoir sur les 348 que compte la Chambre haute.

Qui peut se présenter aux sénatoriales ?

Les élections sénatoriales sont les seules élections en France qui imposent aux candidats un âge minimal qui n’est pas celui de la majorité : à savoir 24 ans. Les candidats doivent être de nationalité française, jouir de leurs droits civiques, et ne pas être frappés d’inéligibilité.

Ils ne peuvent pas non plus avoir exercé de hautes responsabilités au sein de la fonction publique territoriale dans le département où ils se présentent, dans les un à trois ans précédant l’élection, selon la nature du poste. Une vingtaine de professions sont ciblées : préfet, sous-préfet, inspecteur du travail, recteur d’académie, commandant de gendarmeries, etc.

>> LIRE AUSSI – Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Qui élit les sénateurs ?

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par un collège de grands électeurs. On en compte 87 000 pour cette série 2. Sont appelés aux urnes : les députés et sénateurs des circonscriptions concernés, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux, les maires et leurs conseillers municipaux.

Les conseillers municipaux désignent également des « délégués » supplémentaires pour participer au scrutin. Le nombre de ces délégués varie en fonction de la taille de la commune. Ce système a été mis en place pour renforcer le poids des grandes villes dans le scrutin, face aux petites communes, qui sont beaucoup plus nombreuses. Les conseillers municipaux et leurs délégués constituent à eux seuls 95 % des grands électeurs des sénateurs.

Ce corps électoral, qui fait la part belle aux responsables locaux, vaut au Sénat son surnom de « Chambre des territoires ».

Comment sont élus les sénateurs ?

Il existe deux modes de scrutin pour les élections sénatoriales, en fonction du nombre de sièges à pouvoir dans chaque département. Le nombre d’élus par circonscription dépend du nombre d’habitants.

Pour les départements peu peuplés, qui élisent seulement un ou deux sénateurs, le scrutin est majoritaire à deux tours. Les deux tours se tiennent le 27 septembre. Cette année, 34 circonscriptions sont concernées par ce mode de scrutin, soit 59 sièges.

Dans les circonscriptions qui élisent au moins trois sénateurs, la règle est celle du scrutin de liste proportionnel. Les partis sont tenus de présenter des listes paritaires, c’est-à-dire avec une alternance homme, femme. Le nombre de sièges à pourvoir est ventilé en fonction du score de chaque liste, selon la règle de la plus forte moyenne. 119 sièges, répartis dans 30 circonscriptions, sont attribués selon ce mode de scrutin.

Cette année, ce sont les Bouches-du-Rhône qui vont amener le plus gros contingent d’élus au Sénat, avec 8 sièges à pourvoir. Inversement, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, le Territoire de Belfort, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et les îles Wallis et Futuna n’élisent respectivement qu’un seul sénateur.

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