Emmanuel Macron a exprimé vendredi 17 avril sa « préoccupation » que le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, tel qu’il a été annoncé la veille par Donald Trump, « puisse d’ores et déjà être fragilisé par la poursuite d’opérations militaires ».
« Je demande la sécurité pour les populations civiles des deux côtés de la frontière entre le Liban et Israël. Le Hezbollah doit renoncer aux armes. Israël doit respecter la souveraineté libanaise et arrêter la guerre », a écrit le président français sur X, quelques heures avant la conférence à Paris pour la sécurisation du détroit d’Ormuz, qui réunira notamment le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni.
L’armée libanaise dénonce des violations israéliennes
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur pendant la nuit après avoir été annoncé jeudi par le président américain Donald Trump. Mais l’armée libanaise a dénoncé aussitôt des violations de la part d’Israël dans le sud du pays.
Le Hezbollah libanais a quant à lui affirmé vendredi que ses combattants gardaient « le doigt sur la gâchette » en cas de violation par Israël de cette trêve de dix jours.
« Il faut tout faire pour que le cessez-le-feu soit respecté. […] La situation libanaise est absolument dramatique », a renchéri sur TF1 la ministre des Armées Catherine Vautrin.
« Il y a entre la France et le Liban une histoire commune »
Réagissant aux propos de l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis qui a affirmé que Paris n’avait rien à faire dans les négociations entre Israël et le Liban, la ministre a affirmé que « personne ne peut remettre en cause les relations entre la France et le Liban ».
« Nous avons une présence permanente aux côtés des Libanais […]. Il y a entre la France et le Liban une histoire commune et un accompagnement que rien ne pourra supprimer », a-t-elle insisté.