On connaissait déjà l’essentiel de l’organigramme de campagne de Raphaël Glucksmann, avec le sénateur PS Alexandre Ouizille directeur de campagne, comme publicsenat.fr l’avait révélé, et la sénatrice PS Laurence Rossignol, en présidente de l’association de financement.
Pierre Jouvet, responsable du porte-parolat
L’ensemble du dispositif est maintenant connu. Il a été officialisé ce vendredi matin, lors d’un comité politique, où a été présenté le document, dont publicsenat.fr a obtenu copie (voir ci-dessous). Une batterie de porte-paroles a été nommée, comme l’avait révélé L’Opinion, avec Pierre Jouvet, bras droit d’Olivier Faure, en tant que responsable du pôle médias, aux côtés de Zoé Reyners, qui accompagne Raphaël Glucksmann dans sa communication avec la presse depuis longtemps.
Le secrétaire général du PS est aussi responsable des porte-paroles, où on retrouve deux anciens candidats de la primaire, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, également chargé des discours, mais aussi Lamia El Aaraje et la co-responsable de Place Publique, l’eurodéputée Aurore Lalucq. François Kalfon est aux argumentaires, le fauriste Arthur Delaporte à la prospective. Luc Broussy, un proche du premier secrétaire, est aussi de la partie dans ce pôle médias.
Olivier Faure membre du comité politique avec Patrick Kanner, Johanna Rolland et Emmanuel Grégoire
Et Olivier Faure a-t-il sa place ? La réponse est oui. Son nom apparaît « parmi les membres » du comité politique, dirigé par Carole Delga et l’écologiste Yannick Jadot. Le premier secrétaire du PS, qui « était présent ce matin », confie un cadre de la campagne, y côtoie la maire de Nantes, Johanna Rolland, première secrétaire déléguée du PS, celui de Paris, Emmanuel Grégoire, et de Montpellier, Michaël Delafosse, ainsi que le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner ou encore l’ex-sénatrice socialiste, Marie-Noëlle Lienemann, pour la GRS (gauche républicaine et socialiste).
Organigramme de campagne de Raphaël Glucksmann by Public Sénat
Le patron du groupe PS de l’Assemblée, Boris Vallaud, est conseiller spécial, tout comme le député Place Publique, Aurélien Rousseau. L’ex-sénateur David Assouline est chargé des grands événements, avec l’écologiste Alexis Braud. Le député Place Publique (ex-LREM) Sacha Houlié est chargé de la mobilisation de la société civile, avec Temanuata Girard.
Nicolas Mayer-Rossignol chargé du projet
On trouve encore trois autre soutiens d’Olivier Faure, avec Sébastien Vincini, l’un des responsables du pôle mobilisations, et le sénateur Rémi Cardon, chargé des outils numériques, ou encore Sarah Kerrich, directrice de cabinet du premier secrétaire, qui est l’une des membres de la coordination avec les partis.
C’est Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, qui a soutenu le candidat pendant la primaire, qui est responsable du pôle projet. Côté analyse de l’opinion, l’ex-strauss-kahnien Christophe Borgel est aux manettes, avec Jérôme Auslender. La sénatrice PS Karine Daniel est aussi membre de ce pôle. Patrick Mennucci, qui gérait le comité d’organisation de la primaire, est responsable des parrainages.
Organigramme très rose
Au final, comme souvent lors des campagnes, l’organigramme tient autant de l’organisation, que du jeu d’équilibre interne où chacun doit avoir sa place, quitte à en rajouter beaucoup. Et dans ce tableau, le rose socialiste est très présent.
Surtout, on le voit, le rassemblement du PS derrière la candidature de Raphaël Glucksmann passe par l’intégration d’un certain nombre de soutiens d’Olivier Faure dans la machine. « Deux chefs de pôle quand même. Toute la communication et la mobilisation. Ce n’est pas neutre », salue l’un des partisans d’Olivier Faure en interne. Un premier pas plus que symbolique. Mais ça ne sera qu’à l’épreuve de la vérité de la campagne qu’on verra si le Parti socialiste est bel et bien entièrement tourné vers la réussite de Raphaël Glucksmann.