Matthieu Pigasse se dit « heureux » mais aussi « étonné » d’être auditionné devant le Sénat
En ouverture de son audition devant la commission d’enquête sénatoriale, Matthieu Pigasse a affirmé être à la fois « très heureux » et « étonné » de comparaître devant les sénateurs. « Nous avons toujours été à la disposition de la représentation nationale », a déclaré le banquier d’affaires, estimant que répondre aux questions des parlementaires relevait d’« un devoir démocratique et d’une exigence démocratique ». Le propriétaire de Combat Media a également souligné qu’il était présent « en personne » devant la commission, dans une allusion au milliardaire Pierre-Édouard Stérin, qui avait refusé de se présenter à plusieurs convocations parlementaires. « Je suis heureux d’être là physiquement et de répondre à vos questions », a-t-il insisté.
Matthieu Pigasse s’est par ailleurs dit surpris que son groupe soit auditionné. « Nous sommes le seul groupe de médias à avoir été invité à vous répondre », a-t-il affirmé, relevant que les actionnaires d’autres grands groupes audiovisuels et de presse n’avaient pas été convoqués.
Dans son propos liminaire, l’homme d’affaires a défendu la vocation de Combat Media, qu’il présente non comme une structure de mécénat mais comme « un groupe de médias au service de la culture ». Selon lui, la culture constitue à la fois « un droit fondamental », « un instrument essentiel d’émancipation » et un moyen de développer « l’esprit critique ». « L’objet du groupe Combat est de donner à chacun les moyens de comprendre le monde, d’y trouver sa place et de contribuer à le transformer », a-t-il expliqué, décrivant son entreprise comme « un refuge pour les artistes, les journalistes, les humoristes et les créateurs ».
Le milliardaire a également revendiqué un engagement personnel de longue date en faveur de la liberté d’expression, de l’indépendance éditoriale et de la diversité. « J’ai construit ce groupe seul, j’en suis le seul actionnaire », a-t-il assuré, précisant n’avoir « jamais retiré un euro de rémunération », « ni salaire, ni dividendes ». « Je le fais par engagement citoyen », a-t-il conclu avant de céder la parole au directeur général du groupe, Emmanuel Hoog.