Mairie / 72 Sarthe / Reg. Pays de Loire / Townhall France 25 Mars 2017//GILEMICHEL_10131782/Credit:GILE MICHEL/SIPA/1703301028
Municipales 2026 : la France insoumise « dangereuse pour la démocratie » et les idées de droite en hausse, selon une enquête d’Ipsos
Inquiétudes sur la sécurité, devoir d’exemplarité des maires, désaffection à l’égard de plusieurs partis de gauche… L’institut de sondage Ipsos BVA-CESI Ecole d’ingénieurs a publié une nouvelle étude pour Le Monde, le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès. Les Français y dressent un paysage politique qui se droitise à quelques jours du premier tour des élections municipales.
Près de 900 000 candidats et 50 000 listes municipales. Le dimanche 15 mars signe le retour des élections municipales 2026, les dernières datant de 2020. Plus de 34 000 communes sont concernées par ce premier tour qui suscite l’intérêt de 82 % des Français. Cette donnée, elle provient de la nouvelle enquête électorale d’Ipsos du lundi 9 mars recensant les opinions politiques et préoccupations de nos concitoyens.
A l’aube du premier tour, la majorité des Français réitèrent leur confiance à leur maire, la figure politique la plus appréciée (69 %), loin devant leur député (48 %), le Premier ministre (32 %) ainsi que le président de la République (23 %). Une cote de popularité significative certes, mais qui change selon la densité de population dans les communes. Elle grimpe à 80 % dans les villages de moins de 1 000 habitants, mais tombe à 55 % dans les villes de plus de 100 000 habitants.
Un renouvellement de confiance pour les maires
Depuis les dernières élections municipales de 2020, les édiles ont-ils continué de convaincre ? Probablement, puisque 61 % des sondés de l’enquête Ipsos désirent une victoire de l’équipe municipale sortante. Une impression renforcée par le fait que 72 % des sondés jugent le bilan de leur municipalité comme « excellent » ou « bon », contre 64 % en mars 2014.« Cette confiance s’inscrit dans un continuum malgré la très grosse défiance de la population envers le reste des représentants politiques », constate Pierre Latrille, directeur d’études d’IPSOS BVA. « La proximité avec les habitants reste un plus non négligeable », ajoute-t-il.
Les critères d’appréciation des Français auprès de leurs maires s’orientent principalement sur le devoir d’honnêteté (64 %), la nécessité de tenir ses engagements (52 %) et une riche connaissance des enjeux locaux (32 %). Pour autant, la note des sondés portant sur l’optimisme placée dans l’avenir de leur ville s’élève à 5.3/10, alors qu’elle était de 6.1/10 en mars 2020. Un contraste qui peut s’expliquer par le manque de communication entre les édiles et les locaux. En cinq ans, 49 % affirment n’être jamais entré en contact avec leur maire, particulièrement dans les villes de plus de 100 000 habitants.
Crédits photo : La confiance accordée à différents représentants politiques - IPSOS BVA
Sécurité, dynamisme économique, accès à la santé
Selon cette enquête électorale, le choix de vote des Français se constitue en fonction de nombreux facteurs. Dans la forme, le programme (88 %), la maîtrise des enjeux communaux (88 %) et le bilan de l’équipe sortante (79 %) sont primordiaux. Sur le fond, les attentes des votants s’articulent autour du maintien des services de proximité (45 %), de la sécurité et de la tranquillité publique (44 %) et de la préservation de l’environnement (44 %).
De plus, lorsqu’il est demandé aux sondés de formuler leurs principales thématiques à traiter, ils répondent la sécurité (44 %), le maintien des services de proximité (28 %), le dynamisme économique (27 %) et l’accès à la santé (27 %). Mais, ces préoccupations varient en fonction des idées politiques des sondés. La sécurité est en hausse de 8 points par rapport à mars 2020, « un sujet allant au-delà des préoccupations locales » observe Pierre Latrille. « Quand on mène des enquêtes sur le terrain, on voit que la sécurité revient toujours après le pouvoir d’achat. Cela se constate surtout dans les grandes villes », note-t-il.
Crédits photo : Principaux sujets pris en compte dans le choix de vote - IPSOS BVA
Les Républicains vainqueurs, « une bonne chose »
76% des électeurs déclarent qu’ils prendront avant tout en compte la situation politique au niveau local pour déterminer leur vote, contre seulement 24% pour le niveau national. Or, l’étude d’Ipsos révèle un alignement entre les intentions de vote aux élections municipales et les soubresauts de la vie politique nationale. Pour preuve, 71% des Français considèrent désormais La France Insoumise (LFI) comme « dangereuse pour la démocratie », un chiffre en progression de 7 points par rapport à octobre 2025. Selon Pierre Latrille, « LFI a une image qui ne cesse de se dégrader. Auprès du bloc central et de la droite, mais aussi auprès des sympathisants socialistes et écologistes »,.
Aux yeux des sondés, Les Républicains est le parti suscitant le plus d’enthousiasme en cas de victoire aux élections municipales. 49 % considèrent que c’est « une bonne chose » de voir ce parti gagner des sièges au conseil municipal, et plus globalement 45 % souhaitent que les Républicains remportent ces élections. « L’enquête montre que les partis traditionnels restent très implantés localement. Les Républicains sont en tête. Le Rassemblement national arrive en deuxième position, mais le Parti socialiste se trouve à 3 points derrière », commente le directeur d’études d’IPSOS BVA.
Crédits photo : Qualificatifs associés à la France insoumise - IPSOS BVA
Méthodologie :
Enquête Électorale Française, réalisée du 27 février au 5 mars par Ipsos bva-CESI École d’Ingénieurs pour le CEVIPOF, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde. L’enquête se penche sur les élections municipales : bilan de l’équipe sortante, intérêt pour le scrutin, critères de choix du vote, attentes à l’égard du prochain maire, souhait de victoire à l’échelle nationale.
Le dispositif mis en place (suivi depuis novembre 2015 d’un large échantillon de plus de 10 000 Français inscrits sur les listes électorales, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus) permet une analyse précise des tendances à l’œuvre dans l’opinion. Échantillon : 10 927 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Méthode des quotas : sexe, âge, profession, région, catégorie d’agglomération.
En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.
Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.
Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.
La délégation aux droits des Femmes du Sénat a lancé fin novembre un cycle d’auditions sur la montée en puissance des réseaux et mouvements masculinistes. Un mouvement dangereux pour la société, selon la présidente de la délégation, Dominique Vérien car « il prône une forme d’anti-féminisme ».