Patrick Kanner, le chef de file des socialistes au Sénat, peut souffler. Ce dimanche soir, à l’issue des élections sénatoriales, son groupe reste la première force d’opposition au Palais du Luxembourg, et le second en termes d’effectifs. « Il est probable que nous ayons deux, voire trois sièges en moins, mais les compositions de groupe prennent quelques semaines, il y a des négociations en cours », a réagi l’ancien ministre de François Hollande au micro de Public Sénat.
Sur les 178 sièges concernés par le renouvellement de ce dimanche, 31 étaient aux mains des socialistes. C’est donc près de la moitié du groupe – 64 élus – qui était sur la sellette. Néanmoins, les roses étaient assurés de conserver un certain étiage grâce aux accords passés dans plusieurs circonscriptions avec les écologistes et les communistes.
Les socialistes reculent dans le Rhône. À rebours, dans le Doubs Arnaud Marthey ravit un siège à Horizons, et dans le Bas-Rhin c’est Pernel Richardot qui l’emporte sur les centristes. Bon an, mal an, le groupe PS joue la stabilité. « Le Parti socialiste confirme la solidité de son implantation locale et la confiance placée en lui », salue un communiqué du parti diffusé en fin de soirée.
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Face à l’extrême droite
Selon le décompte de Public Sénat, 32 sénateurs et sénatrices liés au PS ont été élus ou réélus sous l’étiquette « divers gauche » ce dimanche, ce qui pourrait potentiellement porter les effectifs du groupe à 65. Un chiffre à prendre avec précaution toutefois car, comme l’expliquait Patrick Kanner, le jeu des ralliements, lorsque les groupes politiques se mettent en place, bouscule certaines calculs, sans toutefois remettre en cause les équilibres sortis des urnes.
Ces dernières semaines, il se murmurait que le groupe centriste – qui forme l’alliance majoritaire au sein de la Chambre haute avec les LR –, pouvaient passer devant les roses, mais selon nos calculs, leurs effectifs ne devraient pas dépasser les 60 élus.
Ce dimanche soir, la préoccupation de la gauche est ailleurs : l’arrivée, pour la première fois sous la Ve République et à sept mois de la présidentielle, d’un groupe d’extrême droite au Sénat, grâce à la double percée du Rassemblement national et de l’UDR d’Éric Ciotti. « Ce score de l’extrême-droite est le résultat de la porosité et de la fusion des droites par le bas », analyse-t-on au PS, où l’on promet de « prendre la tête du combat contre l’extrême-droite au Sénat ».