Paris: Conseil des Ministres Elysee
Palais de l'Élysée. Crédit : ISA HARSIN/SIPA

Sondage : la présidentielle a déjà commencé pour une majorité de Français, qui approuvent l’organisation de primaires pour désigner les candidats

70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. Une large majorité, tous bords politiques confondus, juge aussi positivement l’organisation de primaires pour départager les concurrents d’un même camp, tandis que leur choix se fera en « priorité » sur la base du programme et de la personnalité des candidats.
Christian Mouly

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La bataille présidentielle est lancée. Pour les candidats, qui se déclarent les uns après les autres depuis le début d’année. Mais aussi pour les Français : 70 % d’entre eux estiment que la campagne pour l’échéance de 2027 a déjà commencé (61 %) ou commence maintenant (9 %), d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale.

Ils sont donc près d’un tiers à juger que la campagne débutera plus tard. Mais pas dans très longtemps : 20 % des sondés estiment que le coup d’envoi aura lieu à la rentrée de septembre, soit sept mois avant le scrutin, prévu entre le 11 avril et le 2 mai 2027. Ils sont moins de 10 % à imaginer la course présidentielle démarrer après l’automne.

regard début de campagne

Les sondés, comme les politiques, voient les choses se décider bien avant la dernière ligne droite. À commencer par de potentielles primaires, à l’heure où pléthores d’aspirants se bousculent au portillon. Dans un récent comptage, Le Monde recense 11 candidats déclarés ou pressentis à gauche, 3 au centre, 5 à droite et 6 à l’extrême-droite.

La primaire largement plébiscitée

Dans ce contexte, les Français approuvent à 73 % la méthode de la primaire pour départager les candidats à l’intérieur de chaque camp politique. 14 % y voient une « très bonne chose », 59 % « plutôt une bonne chose ».

Une majorité qui transcende les clivages, avec une large approbation au sein de toutes les familles politiques… même celles qui ont écarté cette solution. Les sympathisants LR sont ainsi 78 % à juger que la primaire est une « bonne chose » alors que les adhérents du parti ont fermé la porte en investissant Bruno Retailleau.

Même chose chez LFI : 76 % des sympathisants y sont favorables, quand Jean-Luc Mélenchon a toujours renié cette stratégie. La primaire est encore plus populaire chez les sympathisants PS (84 %), où le débat à ce sujet fait rage en interne, ou chez ceux des Écologistes (92 %). Sa secrétaire nationale Marine Tondelier est à l’origine du seul processus actuellement sur les rails : la « primaire de la gauche unitaire », sans LFI, le PCF et pour le moment le PS, qui doit se tenir le 11 octobre.

Avis sur les primaires

« Pour gagner en 2027, il faudra jouer sur toutes les dimensions »

Au-delà du processus, quels éléments seront décisifs pour les électeurs à l’heure de se prononcer ? D’après Odoxa, ce qui comptera le plus sera le programme proposé : 76 % des Français assurent qu’il s’agira d’un critère « prioritaire » dans leur vote. Le deuxième critère clé devrait être la « personnalité du candidat », jugé « prioritaire » par 46 % des Français, devant le parti du candidat (43 %), l’effet « vote utile » (35 %) ou « le vote de barrage » (26 %).

Reste que « tous ces critères compteront bien dans le vote, car tous sont jugés au moins « importants » par les futurs électeurs. 85 % le disent du parti, 78 % du vote utile et 69 % du vote de barrage. Pour gagner en 2027, il faudra donc jouer sur toutes ces dimensions », précise Gaël Sliman, le président d’Odoxa.

Critère simportants pour les électeurs

*Méthodologie

L’enquête a été réalisée les 22 et 23 avril 2026 auprès de 1 005 Français interrogés par internet. Cet échantillon est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % ou de 80 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris dans un intervalle entre 17,5 % et 22,5 %.

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