L’un a gagné dans les urnes, l’autre sur les écrans. Dans le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, Raphaël Glucksmann et David Lisnard se distinguent par une progression notable de leur cote d’adhésion, portée par des actualités différentes. Le premier tire profit de sa victoire à la primaire de la gauche, tandis que le second voit sa visibilité sur les réseaux sociaux se traduire davantage dans l’opinion.
Glucksmann, l’effet primaire
Le co-fondateur de Place publique, candidat du Parti socialiste et de son mouvement, récolte les fruits de sa large victoire à la primaire de la gauche. Il gagne quatre points d’adhésion auprès de l’ensemble des Français, et sept points auprès des sympathisants de gauche.
Chez ces derniers, il s’impose comme la deuxième personnalité préférée, derrière Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis, qui domine le palmarès avec 52 % d’adhésion, reste donc hors d’atteinte, mais l’eurodéputé s’est installé en position de principal challenger au sein de son camp. Un « bénéfice logique », selon Gaël Sliman, de la victoire qu’il a remportée.
Lisnard, la « hype » devient capital politique
La surprise du mois vient toutefois de la droite. David Lisnard, maire de Cannes, signe la plus forte progression du baromètre avec huit points d’adhésion auprès des Français, qui le font bondir de la 16e à la 7e place du classement. Chez les sympathisants de la droite et du centre, le bond est plus spectaculaire encore, avec seize points gagnés.
Pour le sondeur, c’est l’aboutissement d’un phénomène qu’on n’attendait plus, la transformation en popularité réelle de la « formidable hype » dont l’élu bénéficie sur les réseaux sociaux. « Ça y est, pour lui, “#ilsepassequelquechose” dans l’opinion ! », s’amuse-t-il.