Violences après la victoire du PSG : « Tu casses, tu payes », défend la sénatrice de Paris Agnès Evren (LR)

Interrogée au micro de Public Sénat, la sénatrice LR de Paris Agnès Evren s’est émue de voir les Parisiens payer les frais des violences commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, samedi dernier. Elle demande à ce que la mairie se porte partie civile dans chaque affaire pour être indemnisée.
Christian Mouly

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Le débat refait surface. Depuis les saccages et pillages commis en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, samedi 30 mai, élus de droite et d’extrême droite, rejoints désormais par le gouvernement, exigent d’appliquer le principe « casseur-payeur ». Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de « préparer les textes » pour que les casseurs payent l’addition, y compris en prélevant une partie des prestations sociales.

Une mesure réclamée de longue par la majorité sénatoriale de droite. Sénatrice de Paris et conseillère municipale d’opposition LR à Emmanuel Grégoire, Agnès Evren veut voir ce principe décliné dans la capitale. « À Paris, le mobilier urbain était totalement dégradé. Ce n’est pas aux contribuables parisiens de payer ces réparations ou de les rembourser », s’agace-t-elle au micro de Public Sénat ce jeudi.

« Ce n’est pas aux parisiens de payer »

« Je suis élue de Paris et, désormais, je demande systématiquement que la ville de Paris puisse se porter partie civile lors des procédures judiciaires pour le principe casseur-payeur, poursuit-elle. C’est-à-dire que tu casses, tu payes. Ça permet que ce ne soient pas les contribuables parisiens qui indemnisent les dégâts, mais les auteurs, les responsables, les émeutiers et les casseurs. »

Une rhétorique qui rappelle la fameuse tirade de Gabriel Attal, tout juste intronisé Premier ministre en janvier 2024 (« Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies. Tu défies l’autorité, on t’apprend à la respecter »). Deux ans plus tard, d’aucuns, à droite, reprochent au gouvernement de ne pas l’avoir mise à l’œuvre.

« Les peines sont dérisoires »

Agnès Evren y voit en tout cas une réponse au « sentiment d’impunité » des casseurs. « On le voit dans la réponse pénale. Les peines sont dérisoires. Il n’y a pas un émeutier qui va faire une nuit en prison », dénonce-t-elle. Sur les 27 personnes jugées en comparution immédiate à Paris, 21 peines ont été prononcées, principalement des travaux d’intérêt généraux et des peines de prison allant de 4 mois à 14 mois de prison ferme. D’autres jugements devraient intervenir dans les prochains mois.

Pour y remédier, la sénatrice de Paris remet au goût du jour les propositions habituelles de la droite : peines de prison planchers, sanctions renforcées pour les mineurs et, désormais, la reconnaissance faciale. « J’y suis totalement favorable pour identifier les casseurs », affirme-t-elle.

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