Office français de la biodiversité : « L’OFB n’a pas vocation à devenir la police politique de qui que ce soit », estime Vincent Louault (Horizons)

Le sénateur Vincent Louault a défendu au micro de Public Sénat sa proposition de loi visant à confier les missions de police environnementale de l’OFB aux services de l’Etat. Cet agriculteur de profession a aussi réaffirmé la volonté de réintroduire l’acétamipride à l’occasion des débats sur le projet de loi d’urgence agricole, qui arrivera au Sénat le 17 juin.
Louis Mollier-Sabet

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« L’idée c’est que l’OFB doit être sous le contrôle de l’Etat », martèle Vincent Louault, alors que le sénateur Horizons a déposé une proposition de loi pour confier les missions de police environnementale de l’Office français de la biodiversité (OFB) aux services de l’Etat. « C’est une anormalité que cette police de l’environnement soit dans une agence indépendante », insiste le parlementaire, avant d’ajouter à propos de cette police environnementale à l’heure actuelle gérée par l’OFB « n’a pas vocation à devenir la police politique de qui que ce soit » et « doit être au sein de la gendarmerie de l’environnement créé en 2023. »

Loi d’urgence agricole : la majorité sénatoriale veut réintroduire l’acétamipride

Le projet de loi d’urgence « protection et souveraineté agricole » a quant à lui été adopté par l’Assemblée nationale avec les voix du bloc central, de la droite et du RN. Or la majorité sénatoriale entend bien profiter de ce projet de loi d’urgence pour réintroduire des éléments de la loi Duplomb 2, et notamment l’autorisation de l’acétamipride, dont la réintroduction avait été censurée par le Conseil constitutionnel lors de l’adoption de la loi Duplomb.

« Depuis le début sur ce projet de loi d’urgence que nous n’avons pas demandé, nous avons eu l’ambition de faire une loi qui sert à quelque chose », a expliqué Vincent Louault, agriculteur de profession, au micro de Public Sénat, en estimant que le gouvernement avait « préféré un paramètre très restreint », pour « ne pas parler des sujets qui font mal. » Le sénateur Horizons se montre confiant sur la capacité du Sénat à améliorer « la base solide » votée par les députés. « Certaines choses excessives devront être élaguées mais c’est une bonne base, un bon texte qui nous arrive », a-t-il ainsi détaillé.

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’est prononcée quant à elle contre certaines de ces velléités de la majorité sénatoriale – et en particulier la réintroduction de l’acétamipride.

« Le gouvernement a peur avant d’avoir mal. C’est la bestiole qui couine dès qu’elle voit le moindre truc », a balayé Vincent Louault alors que le texte sera examiné en commission des Affaires économiques du Sénat le mercredi 17 juin.

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