Emmanuel Grégoire a listé devant les sénateurs les principales mesures de son plan de refonte du périscolaire parisien.
Depuis juillet, la mairie de Paris a étendu le champ de contrôle du recrutement des nouveaux agents en contact avec les mineurs au fichier Le FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).
De même, « le port du badge par les animateurs et l’affichage du trombinoscope ont été rendus obligatoires, ce qui nécessitera d’être sécurisé juridiquement », rappelle-t-il. Depuis son arrivée en question, la transmission des faits à la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale est systématique, « même en cas de redondance avec des plaintes déjà déposées et des enquêtes ouvertes par le parquet, a fortiori en cas de signalement pour violences sexuelles ».
« L’agent mis en cause n’est plus jamais mis en contact avec les enfants, quelle que soit l’issue des enquêtes menées. J’ai fait ce choix en responsabilité, mais je le dis, nous touchons là à une limite importante de l’action possible des villes, des maires en termes de légalité », appuie-t-il encore une fois.
Les résultats de son action se traduisent en chiffre : Fin mai, 132 suspensions d’agents du périscolaire, dont 52 pour violences sexuelles avaient eu lieu. « Au 31 août 2026, nous en sommes à 195 suspensions, dont 74 pour violences sexuelles sur mineurs ».
« Concernant les signalements au titre de l’article 40, nous sommes à 101 signalements pour violences sexuelles sur mineurs dans le périscolaire au 31 août 2026. Cette explosion du nombre de signalements traduit, je l’espère, je le crois, une libération de la parole, une culture du signalement, une meilleure efficacité des procédures et des remontées des cas », a ajouté le maire de Paris.
En ce qui concerne les évolutions législatives qu’Emmanuel Grégoire souhaite voir mises en place, comme Anne Hidalgo, il se dit favorable à la création « d’un fichier national des signalements qui permettraient de s’assurer que, dans le cas d’une enquête ouverte, tous les employeurs ayant vocation à accueillir des mineurs puissent avoir la trace ».
Il se dit aussi « convaincu qu’une réflexion nationale doit s’engager sur la professionnalisation de la filière animation à l’échelle globale, avec notamment la création d’un diplôme d’État, de l’animateur du périscolaire qui serait, je le crois, une réforme essentielle et utile ».