« La primaire de Bagneux telle qu’on l’a imaginée collectivement n’arrive pas à rassembler », constate Johanna Rolland, maire de Nantes et première secrétaire déléguée du Parti socialiste. Un constat en forme d’euphémisme tant les différentes tendances du PS se sont opposées sur l’organisation de cette primaire. Entre les soutiens d’Olivier Faure, favorables à cette primaire et les soutiens de Boris Vallaud et Nicolas Mayer-Rossignol qui y sont opposés, la primaire a nourri les tensions.
La direction du PS souhaite toujours « rassembler tous les socialistes et la gauche et les écologistes »
Malgré cette situation, la maire de Nantes veut croire à une formule en mesure de rassembler tout le monde. « Au plus tard, le 9 juillet, les militants voteront sur la stratégie » annonce Johanna Rolland qui souhaite « arriver à une solution qui rassemble tous les socialistes et la gauche et les écologistes ». Pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, l’objectif reste le même, rassembler de Raphaël Glucksmann à François Ruffin pour concurrencer au mieux la France insoumise.
« On doit proposer un chemin de départage démocratique », rappelle Johanna Rolland soucieuse de ménager ses partenaires écologistes. Concrètement, les stratèges socialistes espèrent trouver un consensus afin de désigner un candidat commun pour les socialistes et la sociale démocratie puis participer à la primaire. « Parmi les hypothèses de travail, oui il y a une hypothèse dans laquelle fin septembre les socialistes choisissent leur candidat et fin octobre les Français peuvent choisir le peuple de gauche », résume la maire de Nantes.
Eviter la multiplication des candidatures
« S’il y a sept candidats de gauche à l’élection présidentielle, la gauche ne sera pas au deuxième tour », constate Johanna Rolland. La formule soutenue par Olivier Faure et ses proches aurait le mérite d’empêcher la multiplication des candidatures et notamment celle de Raphaël Glucksmann en plus d’un candidat issu de la primaire de la gauche hors LFI. Néanmoins, la première secrétaire déléguée du PS reste convaincue que la présidentielle « peut se gagner à gauche » plutôt qu’au centre.