« Ici l’antisémitisme, le racisme, le rejet de l’autre n’ont pas leur place », avertit Gérard Larcher, reconduit à la tête du Sénat 

Invité à réagir aux accusations d’antisémitisme qui visent Jordan Bardella, Gérard Larcher, tout juste réélu président du Sénat, ne veut « pas porter des jugements définitifs sans preuves ». Il assure toutefois vouloir se montrer inflexible devant des propos et des comportements « insupportables », alors qu’un groupe RN-UDR vient de faire son entrée à la Chambre haute.
Romain David

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Président de « tous les sénateurs et de toutes les sénatrices », Gérard Larcher, fraîchement réélu à la tête de la Chambre haute ce jeudi 1er octobre, entame son sixième triennat avec une nouveauté de taille : la création d’un groupe politique d’extrême droite, une première au Palais du Luxembourg. Mais la percée du RN aux sénatoriales le week-end dernier a été éclaboussée par des accusations de Mediapart sur des écrits antisémites attribués à son président, Jordan Bardella.

« Naturellement, l’antisémitisme, et j’allais dire aussi le racisme, sont insupportables », a réagi Gérard Larcher, quelques minutes après sa réélection, devant un parterre de journalistes. Alors que Jordan Bardella nie être l’auteur des propos qui lui sont rapportés, et dénonce une opération montée de toutes pièces, le président du Sénat redouble de précautions. « J’attends d’avoir les preuves et je n’ai pas l’habitude de porter des jugements définitifs sans preuves. »

« Ce que je peux vous assurer, c’est qu’ici l’antisémitisme, le racisme, le rejet de l’autre n’ont pas leur place », a-t-il martelé.

« Le sujet, aujourd’hui, n’est pas Jean-Luc Mélenchon »

Depuis le plateau, le président du Sénat a dressé un panorama sombre de l’état du pays, à sept mois de la présidentielle. Ce jeudi, la mobilisation des lycéens pour l’amélioration des conditions d’enseignement a continué de s’étendre partout en France. De nombreux responsables politiques, notamment le sénateur et patron des LR Bruno Retailleau, reprochent à La France insoumise de souffler sur les braises de la contestation.

« Le sujet, aujourd’hui, n’est pas Jean-Luc Mélenchon », balaye Gérard Larcher. « Moi, je veux que mon pays retrouve une forme de sérénité et de confiance. Il y a des sujets essentiels », insiste le sénateurs des Yvelines, qui évoque le pouvoir d’achat, la santé, la sécurité et l’école.

« Pardonnez-moi, le sujet numéro un, ce n’est pas la température dans les classes, c’est le classement de l’OCDE, qui fait qu’aujourd’hui l’ascenseur social, la transmission des savoirs, n’est plus assurée. »

>> LIRE AUSSI – « Le temps passe et Gérard Larcher ne se bonifie pas… » : le coup de griffe de Jean-Luc Mélenchon au président du Sénat

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