A l’heure où certains se déclarent candidats à l’élection présidentielle, d’autres sont en pleine campagne. Il s’agit des prétendants aux élections sénatoriales, qui auront lieu le 27 septembre prochain. L’heure est aux négociations entre partis, à quelques jours de l’ouverture du dépôt des candidatures, du 7 au 11 septembre. Dans la Somme, la gauche part divisée.
Socialistes et écologistes partent unis sans les communistes
Le sénateur sortant, le socialiste Rémi Cardon, mène une liste d’union avec les Ecologistes, soutenue par Debout !, le parti de François Ruffin, élu dans le département. Manquent à l’appel les communistes. Ils ont en effet décidé de partir seuls, derrière Pascal Aubrée, maire de Bussy-lès-Poix, malgré l’accord national qui voit des listes communes dans plusieurs départements. « Dès avril, je leur ai proposé la troisième place de la liste », se défend le sénateur sortant. Les communistes, eux, estiment avoir été lésés dans la négociation. « Il n’y a pas eu de volonté de la part du PS de respecter la représentativité du PCF sur le département », explique Pierre Lacaze, responsable des relations extérieures du parti communiste. Aux élections municipales, le médiatique porte-parole du PCF Léon Deffontaines avait accepté de se rallier derrière le socialiste Frédéric Fauvet, à la tête d’une liste d’union de la gauche hors LFI pour ravir Amiens à la droite, avec succès. En creux se pose la question des élections départementales. Repris à la gauche en 2015, il est aujourd’hui présidé par la Divers droite Christelle Hiver. Avec des victoires significatives aux municipales, les communistes espèrent voir la gauche ravir le conseil départemental à la droite.
« Il peut espérer arriver deuxième, alors qu’il était arrivé troisième la dernière fois »
Sur le département, une autre liste de gauche de la France Insoumise menée par Madeleine Rosier sera également sur la ligne de départ, avec peu de chances de succès. L’éclatement des candidatures ne devrait pas menacer le siège du socialiste, qui devrait être réélu avec de l’avance. « Il peut espérer arriver deuxième, alors qu’il était arrivé troisième la dernière fois », conjecture un élu socialiste au courant des négociations. Pour autant, ce dernier est formel, « il n’a jamais été question d’aller chercher un deuxième siège ». Une analyse que nuancent les communistes : « peut-être que si nous étions partis ensemble, nous pourrions faire un autre siège », affirme un cadre du parti à publicsenat.fr. Sur le département, la gauche dispose actuellement d’un siège sur trois.
Les sortants centristes et LR se représentent
De l’autre côté de l’échiquier politique, les deux sénateurs sortants, le centriste Stéphane Demilly et le LR Laurent Somon, se présentent à leur réélection. Le Rassemblement national est également sur la ligne de départ, avec une liste menée par le candidat malheureux à la mairie d’Amiens Damien Toumi.