Tribune anti-Bolloré : « Je ne l’aurais pas signée », assure Patrick Chesnais

Publiée le 11 mai dernier dans Libération et signée par plus de 600 professionnels du cinéma en 24 heures, la pétition « zapper Bolloré » dénonçait « l’emprise grandissante de l’extrême droite » sur le cinéma français. Pour Patrick Chesnais, invité de l’émission Un monde, un regard, présentée par Rebecca Fitoussi, il est curieux « de vouloir faire la peau à Canal+ alors qu’il fait vivre le cinéma français ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Vous ne verrez pas son nom parmi les signataires de la tribune. Si Juliette Binoche, Adèle Haenel, Swann Arlaud ou encore Arthur Harari ont tous signé la pétition anti-Bolloré, pour le comédien césarisé Patrick Chesnais, pas question d’ajouter son nom aux autres.

Canal + un acteur essentiel du secteur

À ceux qui craignaient que Canal+ se retrouve « en position de contrôler la totalité de la chaine de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran », le comédien répond qu’il trouve curieux « de vouloir faire la peau à Canal+ alors qu’il fait vivre le cinéma français.

Des expressions galvaudées

Patrick Chesnais, lui, assume librement de dire qu’il ne l’aurait pas signée : « On ne m’a pas proposé de la signer et je ne l’aurais pas signée […] Dès que j’entends le mot fasciste dans une pétition, je n’y vais pas car c’est une expression galvaudée. » L’acteur, dirigé par Claude Lelouch ou encore Philippe de Broca, se dit fatigué de l’air du temps où « tout le monde est accusé de fascisme et d’extrême-droitisation ».

L’émission est à retrouver en intégralité ici.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nour Ayadi en récital au Nohant Festival Chopin en juin ©MPGS
3min

Culture

« Les festivals de l’été » : Nohant, la pause romantique de l'été dans le fracas du monde

Le Nohant Festival Chopin met le romantisme à l’honneur pour le 150e anniversaire de la disparition de George Sand. Deux anniversaires seront célébrés cet été : les cent-cinquante ans de la disparition de l’écrivaine George Sand et les soixante ans du festival de musique classique, un double anniversaire célébré sous le thème de l’édition 2026 Sand et Chopin à Nohant.

Le

Tribune anti-Bolloré : « Je ne l’aurais pas signée », assure Patrick Chesnais
4min

Culture

« Je pense que l’on vit dans un récit écrit par les Américains », estime le réalisateur Antonin Baudry

Combien de fois l’Histoire du vieux continent a-t-elle été racontée du point de vue d’autrui ? De l’héroïsme américain de La Grande Évasion jusqu’au mythe fondateur de L’Odyssée devenue celle de Nolan plutôt que d’Homère, en passant par le Napoléon de Ridley Scott, Hollywood ne cesse de proposer une histoire de l’Europe. Lui, a enfin proposé, dans une version à la hauteur du personnage qu’elle raconte, une histoire que chaque Français croit connaître, celle du combat de la France libre incarnée par le général de Gaulle durant la Seconde Guerre mondiale. Cette semaine, Antonin Baudry était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Tribune anti-Bolloré : « Je ne l’aurais pas signée », assure Patrick Chesnais
3min

Culture

« Il faut être un peu ‘maso’ pour faire rire, surtout dans notre époque très plombante », estime Bertrand Chameroy

Même s’il sait mieux que personne à quel point ce métier est dur, il n’en a jamais envisagé un autre. Chaque jour dans ses chroniques aiguisées, il se brocarde l’actualité, et raille les politiques. Une forme de mise à distance nécessaire pour ne pas être accablé, avoue-t-il. Cette semaine, Bertrand Chameroy, raconte les coulisses de son métier au micro de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le