TotalEnergies
Immeuble géré par le groupe TotalEnergies Crédit : Mario Fourmy/SIPA/2401100838

Le bénéfice de TotalEnergies bondit à 5 milliards d’euros au premier trimestre, dopé par l’envolée des cours du pétrole

TotalEnergies a annoncé ce mercredi des bénéfices trimestriels en hausse de 51 % par rapport à l’an passé, à 5 milliards d’euros. Alors que le détroit d’Ormuz reste quasiment impraticable pour les pétroliers, le géant des hydrocarbures ne se cache pas de tirer parti de la hausse des prix du pétrole, annonçant au passage des dividendes record. LFI hurle au « profiteur de guerre ».
Rédaction Public Sénat

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Le géant français des hydrocarbures TotalEnergies a publié mercredi 29 avril un bénéfice net en très forte augmentation au premier trimestre, porté par « la hausse des prix » du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce, qui ont profité de la volatilité des cours dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz.

Le bénéfice net trimestriel du groupe s’affiche à 5,8 milliards de dollars, soit 4,96 milliards d’euros, en hausse de 51 % sur un an. Le bond est également de 1,4 milliard de dollars par rapport au trimestre précédent. Une performance qui souligne sa « capacité à capturer la hausse des prix », a indiqué TotalEnergies dans un communiqué.

Forte croissance des dividendes

Sa production de gaz et de pétrole, en hausse de 4 % au premier trimestre, lui a permis de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15 % de son activité pétrogazière mondiale, grâce entre autres aux démarrages et à la montée en puissance de nouveaux projets au Brésil et en Libye, lui permettant de valoriser ces barils très rentables à des prix élevés.

Ses résultats sont également portés « par une hausse de la production » de gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par bateau, de 12 %, et « des activités de négoce », les traders de TotalEnergies ayant « tiré parti de la volatilité des marchés », selon le groupe.

Au-delà de la forte hausse des cours du pétrole, ils ont réalisé « une très forte performance » dans les activités de négoce de brut et de produits pétroliers, a précisé l’entreprise. En conséquence, le groupe a décidé de gratifier ses actionnaires en augmentant le dividende de 5,9 %, à 0,90 euro par action, la « plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières ».

« Profiteur de guerre »

A peine publiée, l’information a relancé les accusations de « profiteur de guerre » lancées à l’encontre de TotalEnergies par la gauche, LFI en tête. « Bloquer les prix du carburant en plafonnant les marges des raffineurs producteurs, donc Total, plutôt que de faire payer les consommateurs ou nos finances publiques est la seule solution réaliste et juste », a relancé Éric Coquerel (LFI) sur X, qui formule cette proposition depuis le début du blocage d’Ormuz. Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale plaide aussi pour une taxation des « superprofits » du géant français.

S’il se refuse à tout blocage des prix, le gouvernement envisage d’encadrer par décret les marges des distributeurs de carburant, dont TotalEnergies, alors que le conflit au Moyen-Orient est parti pour durer. L’idée serait d’empêcher ces derniers de réaliser une marge par litre d’essence plus importante qu’avant la crise. Face à la gronde, TotalEnergies a plafonné depuis fin mars les prix pratiqués dans ses 3 300 stations-service françaises, à 1,99 le litre pour l’essence et 2,09 euros puis 2,25 euros pour le litre de gazole.

(Avec AFP)

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