Narcotrafic à Nantes : Johanna Rolland demande une « mobilisation totale de l’Etat » 

Invitée de la matinale de Public Sénat, la maire de Nantes, Johanna Rolland, demande des moyens supplémentaires pour agir en matière de prévention. Après la mort de trois jeunes à Nantes à cause du narcotrafic, Johanna Rolland prône une réponse globale de l’Etat.
Henri Clavier

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Depuis la fin du mois d’avril, trois jeunes ont été tués par balle à Nantes dans différents quartiers de la ville concernés par le narcotrafic. « Aujourd’hui, le narcotrafic brise des vies, détruit des familles. Il est impératif que la mobilisation de la France soit totale », demande la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland. Depuis, la présence policière a été renforcée dans certains quartiers notamment à Port-Boyer et dans d’autres quartiers de l’est de la ville. 

« J’ai eu une réponse positive sur les renforts de moyens, mais pas sur la prévention » 

Une réponse nécessaire, mais insuffisante explique l’édile de la ville qui souhaite également obtenir un renforcement des moyens dédiés à la prévention. « J’ai eu une réponse positive sur les renforts de moyens, mais pas sur la prévention », explique Johanna Rolland qui raconte son échange avec Gérald Darmanin sur le sujet. « C’est révélateur d’un logiciel de pensée », regrette la maire de Nantes. Par ailleurs, cette dernière déplore la réduction de 6 millions d’euros de la dotation du fonds interministériel de prévention de la délinquance. 

Autre volet essentiel selon la maire de Nantes, celui du renseignement. « Je propose un service de renseignement dédié, comme a pu le faire la Grande-Bretagne », avance Johanna Rolland. Une approche jugée efficace pour lutter contre les réseaux dans leur globalité. 

Johanna Rolland refuse toujours l’armement de la police municipale 

L’accumulation des décès liés au narcotrafic pousse l’opposition à réclamer l’armement de la police municipale avec des armes létales, une ligne rouge pour Johanna Rolland depuis le début de son premier mandat en 2014. « Ma position sur l’armement est connue. Ce que me disent les habitantes et les habitants, ce n’est pas ça », insiste la maire de Nantes considérant que l’armement de la police municipale avec des armes létales ne permettrait pas d’endiguer le narcotrafic.

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