L’inflation qui touche actuellement l’Europe n’est pas le seul signal inquiétant pour l’économie mondiale. Une bulle immobilière en Chine et l’incapacité de la Fed à juguler l’inflation américaine vont a minima provoquer un ralentissement de la croissance mondiale à la fin de l’année. Mais la conjonction de ces risques pourrait faire craindre une crise financière et une récession à l’échelle planétaire.
La paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du Giec, est invitée ce mercredi au séminaire gouvernemental pour « sensibiliser » les ministres à la question du réchauffement climatique. « Un gros coup de com’. Mais il va revenir totalement en boomerang », selon Guillaume Gontard, à la tête du groupe écologiste du Sénat.
Auprès de Public Sénat, Élie Tenenbaum, chercheur à l’Institut Français des Relations Internationales, évoque le renouvellement des tensions géopolitiques ces dernières années, un phénomène qui marque la fin du cycle stratégique mis en place après la chute de l’URSS.
La Première ministre a fait sa rentrée « économique » ce lundi devant les représentants des entrepreneurs de France. Un discours attendu durant lequel Elisabeth Borne a mis l’accent sur la sobriété énergétique et la nécessité de faire « bloc » face aux menaces. Avec un risque, des coupures de gaz et d’électricité qu’il faut « à tout prix éviter ».
Refusée à l’été par le gouvernement et la droite, la taxation des superprofits agite la rentrée politique. La gauche ne lâche pas l’affaire et veut passer par un référendum, mais les centristes du Sénat comptent aussi revenir à la charge lors de l’examen du budget 2023. Un sujet sur lequel la droite et le gouvernement devront donc se positionner, alors que Total tente de peser dans la balance.
La Première ministre Élisabeth Borne a annoncé le déblocage de 1,5 milliard d’euros pour permettre aux territoires d’accélérer sur la transition écologique. Les sénateurs, qui avaient adopté en 2021 un dispositif similaire, mais retoqué par l’Assemblée nationale, saluent cette annonce. Ils s’interrogent toutefois sur la manière dont cet argent sera fléché. Surtout : quelle latitude l’exécutif est-il prêt à laisser aux élus locaux ?
Le lancement du Conseil national de la refondation, le 8 septembre, se fera sans le président LR du Sénat. Il dénonce « une forme de contournement du Parlement » et un manque « clarté ». Une démarche appuyée par le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, pour qui Emmanuel Macron « gagne du temps et amuse la galerie ».
Le premier conseil des ministres de rentrée, mercredi 24 août, a marqué le lancement de la saison politique 2022-2023. Qui s’annonce chargée pour l’exécutif. Voire chahutée. Budget, réformes de l’assurance-chômage et des retraites, immigration, les dossiers à traiter sont nombreux. Le tout sur fond d’urgence climatique.
Le président Emmanuel Macron s’envole ce jeudi pour une visite de trois jours en Algérie. L’occasion d’apaiser les relations entre les deux pays après un premier quinquennat heurté, notamment autour de la question mémorielle. Un voyage chargé d’enjeux tant pour Paris que pour Alger sur fond de guerre en Ukraine, d’urgence économique et de crise énergétique.
La rentrée scolaire aura lieu le 1er septembre prochain pour douze millions d’élèves. Et une question cruciale : y aura-t-il assez d’enseignants dans les classes ? Alors que 4 000 postes restent à pourvoir, le ministère de l’Education nationale fait tout pour pallier la crise de vocation qui touche le métier.
En visite sur l’île, le ministre de l’intérieur et des Outre-Mer souhaite, une nouvelle fois, réformer le droit du sol à Mayotte pour lutter contre l’immigration illégale. Une mesure qui semble faire consensus au Sénat.
Alors que le gouvernement maintien son ambition d’1 million d’apprentis par an d’ici la fin du quinquennat, l’organisme en charge de la mise en œuvre de cet objectif, lui, impose une cure d’austérité aux centres de formation afin de réaliser 800 millions d’économies. Au risque d’enrayer un dispositif en plein essor.
L’Italie doit se prononcer sur son avenir le 25 septembre prochain.
Des élections législatives provoquées par la chute du “gouvernement Draghi”, fin juillet, lâché par l’aile droite de sa majorité.
La coalition menée par le parti d'extrême droite Fratelli d'Italia est la grande favorite de ce scrutin dont le résultat pourrait plonger l’Union européenne dans une période d’incertitude.
Décryptage des enjeux de ce vote avec Marc Lazar, professeur d'histoire et de sociologie politique à Sciences Po et président de la School of government de l'université LUISS à Rome.
Les derniers soldats français de l’opération Barkhane ont quitté le Mali, lundi 15 août. Après neuf ans de présence militaire française, les derniers effectifs ont franchi la frontière en direction du Niger sur fond de tension avec la junte au pouvoir à Bamako.
Pour autant, la France « poursuit son combat contre le terrorisme au Sahel ».
En plein cœur de l’été, le gouvernement planche activement sur le futur projet de loi sur les énergies renouvelables qui sera présenté en Conseil des ministres, en septembre prochain. Objectif : accélérer sur un chantier où la France accuse un retard important face à ses voisins européens.
Alors qu’EDF a déposé un recours devant le Conseil d’État pour réclamer 8,34 milliards d’euros d’indemnités à l’État, afin de compenser le « bouclier tarifaire », les sénateurs socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel pour dénoncer 3 articles de la loi pouvoir d’achat relatifs à l’électricien public.
Une procédure d’expulsion, signée le 29 juillet par Gérald Darmanin, envers l’imam Hassan Iquioussen a été suspendue par un tribunal administratif le 5 août au motif qu’elle « porterait atteinte à sa vie privée et familiale ». Alors que le Conseil d’Etat doit se prononcer sur l’affaire, c’est l’occasion de se pencher sur le cadre législatif des expulsions d’étrangers. Contrairement à ce qui a pu être dit, la loi « séparatisme » n’a pas joué dans la procédure.
Quatre ans après la mise en place de la limitation à 80 km/h, près de la moitié des départements a décidé de relever la vitesse à 90 km/h. Une décision permise par la loi d’orientation des mobilités de 2019. Ce choix politique irrite fortement les écologistes, entre autres, puisque la réduction de vitesse maximale permet de réduire la mortalité sur les routes et s’avère plus vertueuse pour l’environnement.
La révision du règlement européen sur les substances chimiques pourrait aboutir à l’interdiction du plomb. Un métal utilisé pour les vitraux, les orgues et plus largement dans tous les travaux de restauration et de conservation des monuments historiques français. Le Sénat a mis en alerte le gouvernement et Commission européenne sur les conséquences d’une telle décision sur des métiers du patrimoine.
quinquennat. Et ce à la faveur des changements de rapports de force au Parlement où LREM a perdu la majorité absolue à l’issue des législatives. Une alliance de circonstance se dessine mais rien ne dit qu’elle perdurera tout au long du quinquennat, analyse le politologue, Olivier Rouquan.