Écoles, transports, tests : devant la commission des lois du Sénat, le « Monsieur déconfinement » du gouvernement est revenu en détail sur la gestion de l'après-11 mai. Défendant une approche globale et la nécessité de maintenir les gestes barrières, il a aussi évoqué un possible reconfinement si la circulation du virus venait à accélérer de nouveau.
Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, explique les positions de la majorité sénatoriale sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire ou les nécessaires garanties sur le traçage numérique. Pour lui, le gouvernement a enchaîné les fiascos dans la gestion de cette crise et considère que l’État se défausse aujourd’hui sur d’autres acteurs avec les modalités de ce déconfinement annoncé. Il répond aux questions d’Oriane Mancini.
Le sénateur de l'Essonne, Olivier Léonhardt, a interpellé le ministre de la Santé concernant les masques. L’élu, qui s’inquiète d’un « trafic de masque » demande leur remboursement par l’Assurance maladie.
« Si on parle de l’ensemble des professionnels de santé amenés à faire du suivi épidémiologique, le traçing des patients », cela fait en « théorie » un « nombre bien au-delà de 100.000 personnes » pour les brigades, affirme le ministre de la Santé, Olivier Véran.
Les sénateurs ont adopté dans la nuit de mardi à mercredi le projet de loi qui prolonge l’état d’urgence sanitaire. Ils ont longuement débattu de la création du « système d’information » pour tracer les malades, mis en place pour les brigades nécessaires au déconfinement. Face aux risques, le Sénat a voulu apporter des « garanties ».
Lors de l’examen du projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire, le Sénat a adopté mardi un amendement centriste visant à permettre par décret, l’ouverture au public des plages et forêts, à condition de pratiquer une activité sportive individuelle.
Auditionnée au Sénat, Roxana Maracineanu a tenté de rassurer le monde sportif. Mais dans un secteur qui ne sortira pas du confinement avant l’été, les pertes sont déjà colossales. Si la ministre des Sports évoque des aides, elle appelle aussi le monde professionnel, et celui du football en particulier, à se questionner sur son modèle.
Frédéric Coirier, co-président du Mouvement des entreprises, représentant les ETI (Entreprises de taille intermédiaire) était auditionné par la Délégation aux entreprises du Sénat. 80 % des ETI n’ont pas encore touché les aides du gouvernement, il a appelé l’État à accélérer leur remboursement.
Privés de travail par la mise à l’arrêt du secteur culturel en raison du coronavirus, les intermittents du spectacle craignent une perte totale de revenus. Alors qu’Emmanuel Macron doit présenter, mercredi 6 mai, des mesures de soutien en direction du monde de la culture, les appels à un renouvellement automatique des droits au chômage des intermittents se multiplient.
Lors de l’examen du projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, le ton est monté entre Olivier Véran et Bruno Retailleau sur un sujet oh combien sensible, le manque de masques au début de l’épidémie de Covid-19.
Pour la région la plus peuplée de France, le chantier du déconfinement est colossal. Bon nombre d’élus franciliens regrettent un calendrier « intenable ».
57 milliards d’euros de prêts garantis à 90% par l’État (PGE) ont été accordés à 350 000 entreprises depuis le 25 mars selon Nicolas Dufourcq, le directeur général de BPI France, auditionné en visioconférence mardi 5 mai devant la commission des affaires économiques du Sénat.
Ce mardi, lors de l’examen du projet de loi prolongeant l’état d’urgence, le Sénat a adopté à l’unanimité un amendement de la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol, interdisant la mise en quarantaine d’une victime de violences avec son agresseur.
Mercredi 5 mai, la commission des finances du Sénat a auditionné Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires, et Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales. Une audition largement consacrée à l’impact de la crise sur les finances des collectivités territoriales.
Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, revient sur le rejet par les sénateurs du plan de déconfinement présenté hier par Édouard Philippe. Quels sont les motifs de ce large rejet ? Pourquoi un tel clash avec le gouvernement sur la responsabilité pénale des maires ? Pour lui, la date du 11 mai ne doit pas devenir une chimère et il faut que les conditions sanitaires avec notamment des masques gratuits et obligatoires, soient réunies. Il répond aux questions d’Oriane Mancini.
Comment la presse quotidienne régionale et les télévisions locales s’adaptent à cette crise sanitaire ? Tous les jours un responsable de rédaction répond à nos questions et évoque les difficultés pour poursuivre cette mission d’informer.
A la Une de la presse régionale, ces maires qui refusent de rouvrir les écoles le 11 mai. 4 m2 par employé sans masque. Et, les plateformes de livraison à domicile devant la justice ?
Deux millions d’emplois directs et indirects sont menacés dans le secteur du tourisme. En charge de ce dossier au sein de la commission des affaires économiques du Sénat, la sénatrice PS des Hautes Pyrénées Viviane Artigalas, a remis un document au ministre Jean-Baptiste Lemoyne avec trentaine de propositions pour relancer ce secteur, durement touché par la crise sanitaire.
Lors de l’examen du projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire, le Sénat a refusé en séance l’amendement soutenu par le président de la commission des Affaires sociales, Alain Milon (LR), qui voulait durcir l’article 2 pour les personnes refusant de se soumettre à un isolement.
Les sénateurs ont adopté l’article 1 du projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire, modifié par leurs soins. Outre un prolongement plus court de ce régime d’exception temporaire, ils ont précisé le régime de responsabilité pénale dans le cadre des contaminations dues à l’épidémie du Covid-19.