Un camouflet avec des conséquences politiques très lourdes. Après la déroute subie par la majorité présidentielle lors du scrutin du dimanche, le président de la République a annoncé déclencher l’article 12 de la Constitution, dissolvant derechef l’Assemblée nationale, et la programmation des futures élections législatives les 30 juin et 7 juillet prochain. Décryptage des implications d’une telle décision.
Reconnaissant le mauvais score de la liste du camp présidentielle aux européennes, Emmanuel Macron a annoncé son intention de dissoudre l’Assemblée nationale. Depuis le QG du Rassemblement national, Marine Le Pen lance un appel pour former une majorité autour de son parti.
La liste de Valérie Hayer a recueilli 14,5 % des voix contre 31,5% pour le Rassemblement National de Jordan Bardella. Une défaite pour le camp macroniste qui avait fait de la lutte contre l’extrême droite une priorité.
La liste du Rassemblement national remporte largement ces élections européennes avec 31,37 % des suffrages, loin devant Valérie Hayer qui recueille 14,6 % des voix. En troisième position, la liste de Raphaël Glucksmann est au coude à coude avec la candidate de la majorité présidentielle.
La liste PS-Place Publique manque son pari de doubler la majorité présidentielle, qui occupe la seconde place avec 16 % des voix. Raphaël Glucksmann sort cependant en tête des listes de gauche, de quoi peut-être rebattre les cartes en vue de 2027. Pour le PS, après l’échec de la présidentielle, ce score est une petite victoire en soi.
Le RN remporte l’élection européenne, en terminant largement en tête du scrutin, faisant plus du double du score de la majorité présidentielle. C’est même le record pour le parti d’extrême droite lors d’un scrutin national, hors second tour de la présidentielle. Pour Jordan Bardella et Marine Le Pen, ces résultats ouvrent la voie de 2027.
La liste du Rassemblement national remporte largement ces élections européennes avec 31,37 % des suffrages, loin devant Valérie Hayer qui recueille 14,6 % des voix. La liste de Raphaël Glucksmann arrive en troisième position. Suivez en temps réel les résultats du scrutin grâce à nos infographies.
Aujourd’hui, nous partons dans la Hongrie barricadée de Viktor Orbán. En 2015, le pays a commencé à ériger des murs à ses frontières : 175km de barbelés entre la Hongrie et la Serbie, des clôtures, des caméras de vidéos surveillance, des contrôles de police renforcés. Voici ce que disait même le premier ministre en 2018 : « Je pense que les gens veulent deux choses. La première c’est aucun migrant en plus. Stoppons-les. La seconde pour ceux qui sont chez nous, c’est renvoyons-les dans leur pays. » Sauf qu’au-delà des discours populistes, il y a les actes… et depuis quelques temps, la Hongrie pratique « l’immigration choisie »… pour soutenir son économie fragile. Matias Arraez, journaliste pour Public Sénat, rentre de reportage, il était à Budapest et il va nous raconter tout cela. Vous souhaitez soutenir Trait d’Union ou en savoir plus ? Rendez-vous sur www.traitdunionpodcast.com
À 17 heures, 45,26 % des électeurs français s’étaient rendus aux urnes pour les élections européennes, selon les données du ministère de l’Intérieur. En 2019, le taux de participation final avait été de 50,1 %.
A midi, 19,81 % des électeurs français se sont rendus aux urnes pour les élections européennes, selon les données du ministère, un chiffre en très légère hausse, comparé à il y a six ans. En 2019, le taux de participation final avait été de 50,1 %.
Jordan Bardella est le grand gagnant de ces élections européennes avec 31, % des voix. Valérie Hayer est loin derrière avec 14,7 %. La candidate de la majorité présidentielle conserve la seconde place, mais son écart avec Raphaël Glucksmann – toujours troisième avec 14 % des voix – se resserre. Coup de tonnerre, Emmanuel Macron, a annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale.
Largement en tête des sondages, le parti de Jordan Bardella ne prône plus officiellement une sortie de l’Union européenne, pierre angulaire du programme présidentiel de Marine Le Pen jusqu’en 2017. Mais, avec un slogan plus consensuel, la feuille de route du Rassemblement national s’oppose toujours à bon nombre des compétences de Bruxelles, au nom de la souveraineté nationale.