La Première ministre hésite. Attendue à l’Assemblée nationale le 5 juillet, pour son premier discours de politique générale, Élisabeth Borne réfléchirait à engager la confiance de son gouvernement devant les députés. Rien n’oblige pourtant la cheffe du gouvernement à se soumettre à l’exercice du vote de confiance.
Le gouvernement a publié au Journal officiel le décret de convocation du Parlement pour la session extraordinaire de l’été. Le programme de travail des députés et sénateurs s’annonce dense.
Malgré les lignes rouges fixées par Emmanuel Macron, qui refuse de voir des membres de l’extrême droite ou de l’extrême gauche participer à un éventuel pacte de gouvernement, le député Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons et soutien de la majorité, estime que la recomposition parlementaire impose de « parler » avec l’ensemble des forces en présence pour pouvoir légiférer.
L’ancienne présidente de la commission des Lois et, très éphémère ministre des Outre-mer, se voit élire à la présidence de l’Assemblée nationale. La première femme de l’histoire à occuper est saluée pour son sérieux par les sénateurs de la commission des Lois qui ont été amenés à travailler avec elle. Mais Yaël Braun-Pivet reste perçue, aux yeux de certains, comme trop « technocrate » et dépendante de l’exécutif.
L’incertitude sur la tenue des débats à l’Assemblée nationale fait peser de nombreux doutes sur le calendrier parlementaire de l’été. Au Sénat, on s’organise, notamment à la commission des Finances, pour être capable d’examiner les textes budgétaires et sur le pouvoir d’achat jusqu’au 14 août. Jusqu’à évoquer l’utilisation du 49-3 pour mettre un terme aux débats.
Bien que le non-consentement soit au cœur du crime de viol, la notion n’est pas explicitement mentionnée par le Code pénal. Pour les associations féministes, cette absence complexifie le travail de la justice. Dans une proposition de loi, la sénatrice Esther Benbassa propose d’y remédier.
En opposition à la suppression programmée de la redevance, les salariés de l’audiovisuel public ont lancé, ce mardi un mouvement de grève et une mobilisation. Au-delà de la question du financement, les grévistes s’alarment d’une potentielle fusion de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA. Une mesure choc issue d’un récent rapport sénatorial.
A l’issue du G7 organisé en Bavière, Emmanuel Macron s’est exprimé au cours d’une conférence de presse. Le chef de l’Etat a rappelé les engagements pris par le groupe des sept en faveur de l’Ukraine. « Notre soutien […] et nos sanctions […] se maintiendront aussi longtemps que nécessaire avec l’intensité nécessaire », a-t-il indiqué.
En déplacement en Nouvelle-Calédonie, une délégation de la commission des Lois est revenue sur les travaux menés en insistant sur l’importance d’une « écoute » pour recréer de la « confiance », après la fin du cycle ouvert en 1988 par les accords de Matignon. La commission des Lois publiera un rapport pour commencer à mettre de nouvelles orientations sur la table, avant l’examen probable d’un projet de loi au Sénat.
Déposée par les sénateurs et sénatrices du groupe communiste républicain citoyen et écologiste (CRCE) le 20 juin, la proposition de loi ambitionne un remboursement intégral par l’Assurance maladie des dépenses des soins prescrits. Le texte présenté à la presse, ce mardi 28 juin, propose également la suppression des dépassements d’honoraires, les tickets modérateurs ou encore le forfait hospitalier.
La pétition du président de la Fédération nationale des chasseurs, déposée sur le site du sénat, et réclamant des mesures à l’encontre des associations « qui utilisent des moyens illégaux contre des activités légales » - manière de viser implicitement certains collectifs anti-chasse -, a rassemblé plus de 100 000 signatures en moins de six mois. Le règlement du Sénat impose désormais que les élus se saisissent de ce texte pour envisager d’éventuelles suites parlementaires.
Selon les résultats du baromètre mensuel Odoxa Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale, le président de la République et la Première ministre plongent dans l’opinion respectivement de 6 et 10 points. En face, les leaders de l’opposition, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s’envolent. Le chef de file des Insoumis glane 36 % d’opinions positives, mais c’est la cheffe du Rassemblement national qui domine avec une hausse de popularité spectaculaire (12 % en 2011 contre 40 % aujourd’hui). Cependant, la Nupes et le RN continuent à apparaître comme une menace démocratique.
Le chef de file des députés LR à l’Assemblée nationale affirme vouloir s’installer dans une « opposition d’intérêt général » et rejette l’idée d’une coalition avec le gouvernement. Sur Public Sénat, il évoque « une coopération inédite pour un gouvernement qui n’a pas respecté le Parlement » lors du précédent quinquennat.
Au cours d’une conférence de presse organisée ce lundi 27 juin, Amnesty International exhorte la France de modifier sa législation afin de permettre la poursuite et le jugement de crimes internationaux commis à l’étranger. Face à l’ampleur des crimes commis par l’armée russe en Ukraine, plusieurs responsables associatifs demandent à Paris d’accentuer ses efforts dans « la lutte contre l’impunité. »
Le projet de loi du gouvernement sur le pouvoir d’achat commence à se dessiner. Insuffisantes pour la gauche, trop dépensières pour la droite, floues pour tout le monde, ces mesures sont loin de faire l’unanimité au Sénat et annoncent des débats houleux dans un Parlement où l’exécutif va devoir composer avec les oppositions, et notamment la majorité sénatoriale.
Dans une tribune au Figaro, les présidents du groupe LR au Sénat et à l’Assemblée nationale motivent leur refus d’un accord politique avec l’exécutif. Après l’appel d’Emmanuel Macron aux oppositions pour se positionner sur son programme, les parlementaires LR disent vouloir juger sur pièces, « texte par texte » et s’imposer comme « une opposition d’intérêt général ».
Privé de majorité absolue, le président de la République va devoir rompre drastiquement avec sa méthode de gouvernement, fondée jusqu’à présent sur une certaine verticalité. Les consultations que sa Première ministre doit mener auprès des oppositions pourraient amorcer la mise en place d’une culture du compromis, plutôt étrangère à un régime présidentiel. Si les discussions aboutissent, elles peuvent aussi renforcer le rôle d’Élisabeth Borne dans les mois à venir.
Le groupe socialiste du Sénat s’apprête à déposer à son tour une proposition de loi pour inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution. Les élus PS proposent d’inscrire « l’égal accès à l’IVG et à la contraception dans le préambule du 27 octobre 1946 qui garantit les droits fondamentaux ».
Pouvoir d’achat, éducation, santé, réforme des retraites, droit à l’IVG… Au micro de Public Sénat, la députée de la majorité Maud Bregeon, porte-parole de Renaissance, évoque ces dossiers sur lesquels le camp présidentiel est susceptible de construire des majorités avec ses oppositions.
A l’issue du conseil européen ce jeudi 23 juin, l’Ukraine et la Moldavie ont obtenu le statut de candidat à l’Union Européenne. Mais du côté des Balkans occidentaux, candidats à l’adhésion de l’UE depuis plusieurs années, le dossier peine à avancer. Cette semaine dans « Ici l’Europe », le Premier ministre albanais, Edi Rama, revient sur les enjeux liés à l’intégration de son pays au sein de l’Union Européenne.