Avec 36 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2030, l’actualisation de la LPM portera la hausse du budget des armées à 449 milliards d’euros sur la période 2024/2030. « Ça va dans le bon sens, car c’est une nécessité absolue dans la période qu’on traverse », salue le président LR de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, Cédric Perrin. Mais il juge l’effort « frustrant », car « on n’augmente pas notre capacité ».
Au lendemain des annonces de Sébastien Lecornu sur l’augmentation des commandes de munitions, les sénateurs Christian Cambon (LR) et Rachid Temal (PS), tous deux membres de la commission des Affaires étrangères, appellent à renforcer les capacités militaro-industrielles du pays. Alors que la France épuise rapidement ses missiles pour défendre ses alliés contre les drones iraniens, l’enjeu est de « produire plus vite » selon le socialiste.
A la veille de l’ouverture du Bedex, salon de la défense européenne à Bruxelles, le groupe français de défense Thales annonce le lancement du « SkyDefender », un nouveau « dôme intégral de défense aérienne et antimissiles » destiné aux puissances européennes et à l’OTAN, « disponible dès aujourd’hui ».
Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur LR Christian Cambon a jugé « nécessaire » les attaques israélo-américaines devant l’avancée du programme nucléaire iranien, tout en reconnaissant qu’ « il était du rôle du Président de la République de rappeler que ces opérations n’ont pas pris leur place dans le respect du droit international ». Il a également salué l’annonce de l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.
Interrogé dans la matinale de Public Sénat, le général Dominique Trinquand a salué l’intervention « défensive » de la France dans le conflit au Moyen-Orient, au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron de l’envoi du porte-avions Charles De Gaulle en Méditerranée. Le général a également souligné l’isolement de l’Iran, coupable selon lui d’une « erreur stratégique » en répliquant tous azimuts.
Parlant de « dimension européenne des intérêts vitaux de la France », le chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre en place, avec l’Allemagne notamment, une « dissuasion avancée » qui sera « une démarche progressive ». Il n’y aura cependant « pas de partage de la décision ultime » d’engager l’arme nucléaire, qui restera à la France. Le Président a de plus « ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal », qui sont aujourd’hui à moins de 300.
La France fait partie des neuf Etats qui possèdent l’arme nucléaire dans le monde. Développée sur décision du général de Gaulle dans les années 60, la dissuasion nucléaire française a ses spécificités. On fait le point pour comprendre le sens et le fonctionnement de cette arme à visée strictement défensive.
Dans une prise de parole consacrée ce lundi 2 mars à la situation explosive au Moyen Orient, le ministre des affaires étrangères a appelé le régime iranien à des « concessions et un changement de posture radical » face aux frappes israéliennes et américaines. Aux pays du Golfe touchés par la réplique iranienne, Jean-Noël Barrot déclare que « la France se tient prête à participer » à leur défense, alors que 400 000 Français se trouvent dans les pays concernés par l'embrasement de la région.