Le Sénat a voté le texte issu de la commission mixte paritaire (CMP) qui actualise la trajectoire financière du budget de la défense sur la période 2024-2030, pour atteindre les 436 milliards d’euros. La droite sénatoriale a néanmoins échoué à muscler l’effort consenti - fixé à 36 milliards d’euros -, et qu’elle souhaitait porter à 50 milliards.
Les parlementaires sont revenus en commission mixte paritaire à l’effort initial, fixé par le gouvernement à 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense sur la période 2024-2030. La majorité sénatoriale, qui voulait porter cet effort à 50 milliards, n’a pas eu gain de cause sur une rallonge supplémentaire. Mais au sein de cette enveloppe de + 36 milliards, elle a obtenu une accélération anticipée, avec + 1,2 milliard de plus en 2028.
Entre le projet de loi d’urgence agricole, le texte sur la fin de vie ou celui sur la protection de l’enfance, le Parlement a encore des textes importants à examiner d’ici l’été. Une session extraordinaire sera convoquée jusqu’à la semaine du 20 juillet.
Le Sénat a largement adopté l’actualisation de la loi de programmation militaire, mais avec un effort supplémentaire ramené à zéro euro. C’est la conséquence d’un désaccord entre les sénateurs de droite, qui veulent 50 milliards de plus pour les armées, contre 36 milliards défendus par le gouvernement. Les discussions vont se poursuivre en vue de la commission mixte paritaire.
Le Scaf en carafe. C’est Berlin qui a annoncé la fin du projet franco-allemand d’avion de 6e génération, qu’Emmanuel Macron a tenté de relancer jusqu’au bout. Pas une surprise, tant le blocage perdurait depuis des mois entre les industriels Dassault Aviation et Airbus. Retour sur la chronique d’un échec, qui était peut-être annoncé.
Au moment où les experts affirment que l’Ukraine a repris près de 290 km² de territoire, et où Moscou multiplie ses attaques sur la capitale ukrainienne avec ses missiles intercontinentaux, le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, temporise, au micro de Caroline de Camaret, sur la nécessité de reprise des pourparlers directs avec Moscou. Une interview à retrouver en intégralité dans l’émission Ici l’Europe.
C’est un coup de théâtre qui s’est produit hier soir dans l’hémicycle du Sénat alors que les sénateurs ont rejeté l’article 2 de la loi de programmation militaire qui prévoyait une rallonge de 36 milliards d’euros pour la défense entre 2024 et 2030. Néanmoins, la droite sénatoriale et une partie du centre réclament un effort supplémentaire pour atteindre 50 milliards d’euros.
Grosse surprise, les sénateurs LR ont rejeté le cœur de la loi de programmation militaire. Ils ont voté contre l’article qui prévoit un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros, après avoir perdu de peu un vote sur des amendements identiques du groupe PS et du gouvernement, qui rejetaient la rallonge de 14 milliards de plus que la majorité sénatoriale défendait pour porter l’effort à 50 milliards. Retour sur une drôle de nuit à la Haute assemblée.
Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.
Les sénateurs ont adopté en commission l’actualisation de la loi de programmation militaire en portant de 36 à 50 milliards d’euros l’effort supplémentaire apportées aux armées sur la période 2024-2030. Un effort renforcé jugé indispensable pour répondre aux multiples menaces.
Après avoir franchi le canal de Suez, le 6 mai dernier, pour rejoindre la mer Rouge, le porte-avions Charles de Gaulle va être déployé dans le golfe d’Aden. La France prépare, aux côtés notamment de la Grande-Bretagne, une mission « défensive » qui vise à assurer la circulation dans le détroit d’Ormuz, « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit », avait précisé Emmanuel Macron. Mais Téhéran voit d’un mauvais œil l’initiative et menace d’une « réponse ferme et immédiate ».