À la lumière des travaux qu’ils ont conduits depuis le vol des bijoux de la couronne, les membres de la commission sénatoriale de la culture ont souhaité réentendre, ce mercredi 17 décembre, Laurence des Cars, la présidente-directrice du musée du Louvre. Retrouvez les temps forts de cette audition.
La présidente-directrice du musée du Louvre est de nouveau entendue par les sénateurs, ce mercredi 17 décembre, à la lumière des dernières auditions menées par la commission de la culture sur le vol des bijoux de la couronne. Laurence des Cars avait été auditionnée une première fois le 22 octobre, elle avait alors assuré avoir fait de la sécurité du musée « une urgence absolue ».
Les sénateurs auditionnaient, ce mardi 16 décembre, plusieurs responsables de la précédente direction du musée, parmi lesquels Jean-Luc Martinez, qui a piloté le Louvre de 2013 à 2021. Les élus cherchent à faire la lumière sur les conditions de sécurisation du musée et de ses collections, deux mois après le vol d’une partie des bijoux de la couronne. Selon l'ancien président du Louvre, la prévention du vol n'a pas été négligée.
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé devant le Sénat confier une mission à Philippe Jost, déjà chargé de la reconstruction de Notre Dame de Paris, sur le musée victime d’un cambriolage spectaculaire. « Des mesures indispensables sont à prendre, bien au-delà de la sûreté et de la sécurité », soutient la ministre.
Près de deux mois après le cambriolage spectaculaire des bijoux de la gallérie Apollon du Louvre, les responsables d’une enquête administrative sur les failles de la sécurité ont présenté leurs conclusions devant de la commission de la culture du Sénat. « Ce qui a manqué, ce n’est pas la sûreté intérieure mais la protection extérieure », ont-ils pointé, insistant sur le défaut d’images de vidéosurveillance aux abords de l’établissement et plus généralement sur la nécessité d’un changement de doctrine afin que la sûreté soit en permanence au cœur des préoccupations des responsables des musées.
A la suite du vol du Louvre, le ministère de la Culture a initié une enquête administrative pour dresser un état des lieux des protocoles de sécurité du musée. Après avoir remis leur rapport, le chef de l’inspection générale des affaires culturelles, Noël Corbin, et le chef de la délégation à l’inspection, Pascal Mignerey, seront auditionnés par le Sénat mercredi prochain.
Le feuilleton sécuritaire du Louvre continue. D’après des informations du Monde, un audit réalisé en 2018 mettait en garde sur les failles sécuritaires du balcon de la galerie d’Apollon et mentionnait l’hypothèse du recours à un monte-charge.
Dans un rapport sévère et très attendu après le « casse du siècle », la Cour des comptes estime que la rénovation des bâtiments du Louvre et leur remise aux normes ont été les parents pauvres des dépenses engagées ces dernières années. Le Louvre, qui dispose d’une « trésorerie extrêmement solide », a privilégié « les opérations visibles et attractives » au détriment des urgences techniques.
Pour répondre aux défaillances sécuritaires révélées par la casse ayant ciblé le musée le 19 octobre, la ministre de la Culture a annoncé un audit global sur les risques d’intrusion et de vol dans le Louvre et des nouveaux dispositifs de sûreté, avant la fin de l’année 2025.
Rachida Dati, la ministre de la Culture, auditionnée par le Sénat mardi, « nous dit que tout va bien, qu’elle a un budget fantastique, que le Louvre a plus de moyens, alors qu’il perd un million d’euros. Il y a quelque chose qui ne va pas », dénonce le sénateur PCF, Pierre Ouzoulias.
Auditionnés par la commission de la culture du Sénat, les différents responsables du ministère de la Culture et de la police nationale sont revenus sur les circonstances du cambriolage du Louvre. Ces derniers pointent une coordination insuffisante entre les différents acteurs et demandent l’utilisation de l’IA pour la vidéosurveillance.
Auditionnée par la commission de la Culture du Sénat sur son budget pour 2026 ce mardi 28 octobre, la ministre est revenue sur le « vol spectaculaire » qui a touché le musée du Louvre il y a dix jours. Rachida Dati a fait état d’un événement qui « ne peut pas rester sans conséquence ».