Lors des questions au gouvernement au Sénat, ce 21 janvier, le ministre de l’Économie et des Finances s'est dit favorable à une réplique de la France et de l'Union européenne, si les États-Unis mettaient à exécution leur menace de nouvelles surtaxes douanières.
Jusqu’où ira le bras de fer entre Donald Trump et les Européens. Le président américain a lancé une série d'attaques à l'encontre de ses alliés avant de se rendre au Forum économique mondial de Davos, où le dossier du Groenland s’est imposé dans les discussions. Pour Public Sénat, André Kaspi, historien et spécialiste de la politique américaine, évalue l’état des relations entre la France et les Etats-Unis.
Depuis Davos, le président de la République dénonce une concurrence « de plus en plus ardue » des États-Unis qui cherchent « à affaiblir l’Europe », alors que Donald Trump a agité la menace de nouveaux droits de douane contre tout pays qui apporterait son soutien au Groënland.
Un débat sans vote s’est tenu au Sénat, après l’intervention américaine au Venezuela, mais aussi les menaces d’annexion pesant sur le Groenland. Scandalisés par la brutalité de la politique étrangère de Donald Trump, inquiets par la dégradation rapide du lien transatlantique, plusieurs sénateurs pressent la France et l’Europe d’accélérer l’autonomie stratégique.
Ce mercredi 14 janvier 2026, la commission des affaires étrangères du Sénat a auditionné Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans un contexte marqué par un mouvement de contestation en Iran d’une ampleur inédite et par une répression sanglante sans précédent depuis la Révolution islamique de 1979.
Exilé aux États-Unis depuis la révolution de 1979, le fils de l’ancien chah tente de s’affirmer comme une figure centrale de l'opposition, tandis que les manifestants scandent régulièrement son nom en Iran. Mais alors qu’il est lui-même l’héritier d’un régime dictatorial, et qu’il ne dispose d’aucun appui significatif, ses chances de piloter une éventuelle transition semblent bien minces.
Mercredi, aux États-Unis, un policier de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale de l’immigration, a tué une femme au volant de son véhicule lors d’une opération à Minneapolis. La victime, Renee Nicole Good, âgée de 37 ans, était de nationalité américaine et mère d’un enfant de 6 ans. Cet évènement s’inscrit dans le cadre d’un durcissement violent de la politique fédérale américaine selon Ludivine Gilli, historienne et directrice de l'Observatoire de l'Amérique du Nord à la Fondation Jean-Jaurès.
Auditionnée par la commission des affaires étrangères du Sénat, l’ancienne ambassadrice de France, Sylvie Bermann, a détaillé les conséquences internationales de la capture de Nicolás Maduro soulignant le retour de l’impérialisme et le recul de l’influence européenne.
Alors que la réaction initiale du président de la République sur l’intervention américaine au Venezuela continue à faire grincer des dents la classe politique française, les parlementaires réclament au Premier ministre l’organisation d’un débat 20-1 sur la position de la France. Une demande à laquelle Sébastien Lecornu s’est engagée à répondre.
Réunis à Paris ce mardi 6 janvier, les pays de la « coalition des volontaires » entendent afficher leur unité sur les garanties de sécurité à offrir à l’Ukraine. À l’heure où les négociations entre les États-Unis et la Russie se déroulent sans les Européens, ce sommet vise à formuler des propositions concrètes en vue d’un éventuel cessez-le-feu.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, transféré à New York pour y être jugé. Illégale au regard du droit international, cette intervention marque un tournant stratégique majeur qui pourrait donner des idées à la Chine. Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri analyse la situation.
Au Sénat, les élus estiment que l'intervention des Etats-Unis contre le régime de Nicolas Maduro au Venezuela marque le retour d’un impérialisme prédateur. Beaucoup fustigent également la première réaction d’Emmanuel Macron, qui a passé sous silence la violation du droit international, semblant chercher à ménager Washington.